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Élections départementales. Tout savoir avant le premier tour en Sarthe dimanche 20 juin... |
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Le premier tour a lieu dimanche 20 juin. © archives Le Maine Libre Hervé Petitbon
Le premier tour des élections départementales a lieu dimanche 20 juin 2021. En Sarthe, 96 binômes se présentent dans les 21 cantons du département.
Des disparités entre cantons
D’un côté, des cantons ruraux, de l’autre, des cantons urbains. À regarder de plus près le nombre d’habitants et d’électeurs par canton, on relève quelques disparités. Le nouveau découpage réalisé en 2015, en diminuant le nombre de canton (de 40 à 21) a certes réduit les écarts de population qui allait auparavant de 3 000 habitants (La Fresnaye-sur-Chédouet) à presque 30 000 habitants (Le Mans nord-ouest). Désormais, le plus petit canton (Le Mans 1) comprend 22 727 habitants et le plus grand (Sillé-le-Guillaume) dépasse les 30 000 habitants. Mais, si l’on s’attarde sur le nombre d’électeurs par canton, les disparités demeurent. Un exemple : le canton Le Mans 5 compte 24 171 habitants pour seulement 12 525 électeurs inscrits.
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Certains cantons absorbent des territoires immenses. Le canton de Saint-Calais, où est élu le président du conseil départemental Dominique Le Mèner, intègre depuis 2015 les anciens cantons de Bouloire, de Vibraye et de Montmirail. Pour joindre le nord au sud, il faut parcourir 52 km. Incomparable avec des cantons urbains que l’on traverse en deux ou trois stations de tram.
Un scrutin à surprises
Rappelons qu’il s’agit d’un scrutin majoritaire à deux tours. Le duo qui obtiendra plus de 50 % des voix (avec au moins le quart des inscrits) sera élu dès le premier tour dimanche. Il y a six ans, le binôme Jean-Carles Grelier et Marie-Thérèse Leroux avait bien obtenu 51,06 % des voix au premier tour mais avec 23,95 % des inscrits, un second tour était nécessaire. Avec un taux d’abstention qui s’annonce relativement élevé, et quatre ou cinq listes par canton en moyenne, il semble peu probable qu’il y ait énormément de candidats élus dès le premier tour le 20 juin.
Sinon, un second tour verra s’affronter les deux binômes arrivés en tête, et ceux ayant obtenu plus de 12,5 % des inscrits. La majorité relative (le plus grand nombre de voix) suffit alors pour être élu. En 2015, le second tour avait donné lieu à cinq triangulaires dans les cantons de La Flèche, Bonnétable, Savigné-l’Evêque, Saint-Calais et Le Lude. Une fois élus, les deux membres du binôme exercent leur mandat indépendamment l’un de l’autre.
La parité ou presque
Le mode de scrutin, né de la réforme de 2015, impose une stricte parité dans les conseils départementaux. Les électeurs sont amenés à voter pour des binômes hommes femmes : soit ils perdent ensemble, soit ils gagnent ensemble. Mais, rien ne garantit que les femmes élues au soir du 27 juin occupent des postes à responsabilités, notamment dans les vice-présidences. Aujourd’hui, trois femmes sont présidentes de commission au conseil départemental qui en compte huit. Sept sont vice-présidentes.
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Un record de candidatures
96 binômes, soit 192 candidats se présentent aux élections départementales. Ils étaient 92 binômes, soit 184 candidats en 2015. Il y a au moins quatre binômes candidats par canton. Ils sont six dans les cantons de Loué, Le Lude et Le Mans 6.
35 ans sans partage
La droite est majoritaire dans le département depuis 1979. Depuis 35 ans, cinq présidents se sont succédés : Michel d’Aillères, UDF (1979-1992), François Fillon, RPR (1992-1998), Roland du Luart, UMP (1998-2011), Jean-Marie Geveaux, UMP (2011-2015), Dominique Le Mèner, Les Républicains (a quitté LR en 2018) (président depuis 2015).
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Ils ne se représentent pas
La très grande majorité des conseillers départementaux souhaite poursuivre un nouveau mandat. Quelques-uns ont néanmoins décidé de ne pas se représenter cette année. Pour la majorité départementale : Béatrice Pavy-Morançais, Fabien Lorne. Pour le groupe élus de gauche et républicains : Jacqueline Pedoya.