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« Donne-moi ma peine, man ! » Il brise une chaise sur sa conjointe et l’assène de coups : 4 ans de prison au Mans... |
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Présenté en comparution immédiate par le tribunal correctionnel du Mans, un Sarthois d’origine guyanaise a été jugé pour avoir notamment brisé une chaise sur sa conjointe. Avec des coups réguliers à la clé. © Ouest-France
Le prévenu, blasé, n’a pas envie que son procès traîne. Il le dit clairement au juge. Comparaissant au Mans pour une explosion de violences sur sa conjointe, un trentenaire a été condamné au Mans ce vendredi 6 mars 2026.
Quand il parle, ça déménage. Crâne rasé, barbe noire, l’armoire à glace présentée en comparution immédiate, ce vendredi 6 mars 2026, devant le tribunal correctionnel du Mans, ne souhaite pas que son procès traîne. Il l’affiche clairement. J’ai pas envie de parler. Donne-moi ma peine, man !
, lâche-t-il au juge. Il comparaît pour un déferlement de violences qui a duré plus de trois semaines à l’encontre de sa récente conjointe. Le couple s’est rencontré dans la rue le 8 février 2026 et dès le 14, jour de la Saint-Valentin, la jeune femme a fait face à une explosion de violences avec des épisodes allant crescendo
, note le procureur.
Il brise littéralement la porte d’entrée
Les faits se sont produits au Mans. Le prévenu âgé de 30 ans a littéralement brisé, à coups de pied, la porte d’entrée du logement de sa compagne. Il lui a notamment cassé une chaise sur elle et l’a frappée dans le dos avec un morceau de celle-ci. Il lui a mis régulièrement des claques
, détaille le président qui présente au tribunal une photographie du visage tuméfié de la victime. Sans compter une menace de mort.
« Elle avait la tête comme un compteur à gaz »
Le certificat médical de la victime est un inventaire à la Prévert. Elle avait la tête comme un compteur à gaz. Si les forces de police n’étaient pas arrivées, elle ne serait plus là, aujourd’hui
, glisse l’avocate de la partie civile. Celle-ci rappelle que sa cliente a eu un parcours difficile : Elle a été séquestrée dans une forêt et mise nue devant tout le monde.
« Dès que je bois, je tabasse »
Dès que je bois, je tabasse. Ça me rend méchant, tu vois ! Tu connais mon casier
, lance le prévenu au juge. Le trentenaire a déjà été condamné à quatorze reprises de 2015 à 2023, dont huit pour faits de violences. Quatre étaient sur des conjointes différentes.
Comme il est pressé de nous quitter
, pointe le procureur, ce dernier ne s’éternise pas et requiert rapidement cinq ans d’emprisonnement.
L’alcool provoque une modification complète de son caractère. Il devient violent
, plaide l’avocat de la défense. En sachant que le Sarthois peut boire deux ou trois litres de bière par jour et parfois du rhum ou du Cognac
, indique le président.
Après délibération, le tribunal condamne Florian Anakaba, né le 12 juin 1995 (à Cayenne en Guyane) à quatre ans de prison. Sans compter la révocation de deux mois liée à une affaire précédente.