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Loire Atlantique - FC Nantes. « Je l’ai encore en travers de la gorge » : pour Ahmed Kantari, la boucle à ne pas boucler contre Angers... |
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L’histoire d’Ahmed Kantari en tant qu’entraîneur principal du FC Nantes avait commencé sur la pelouse d’Angers, le 12 décembre 2025. © Franck Dubray / Ouest France
Le FC Nantes reçoit le voisin angevin, ce samedi 7 mars (17 h), dans le derby ligérien de Ligue 1. Un match capital qui pourrait décider de l’avenir d’Ahmed Kantari sur le banc, lui qui avait lancé son aventure nantaise à Angers.
Il était arrivé le 11 décembre à la Jonelière, à 24 heures d’un match capital à Angers. Un souvenir doux-amer pour l’ancien adjoint d’Antoine Kombouaré chez les Jaunes, tant son équipe avait sombré chez le voisin (4-1), plombée par un 4-4-2 très expérimental et de nombreux paris, gagnants pour certains (Centonze), perdants pour d’autres (Benhattab). Je l’ai encore en travers de la gorge,
confie l’entraîneur des Canaris. On ne peut pas vraiment comparer les deux matches. La préparation avait été très courte et, aujourd’hui, notre effectif a beaucoup bougé. On a envie de se racheter.
On a un état d’esprit revanchard,
le suit son milieu de terrain, Johann Lepenant.On avait fait un non-match à l’aller et ils avaient appuyé où ça faisait mal. On en a rediscuté cette semaine et on s’est dit qu’on devait se rattraper.
Bientôt trois mois sont passés après ce match bascule, qui avait dégagé l’horizon du Sco et bouché celui du FCN. Trois mois et huit matches de Ligue 1 qui n’ont pas suffi à Ahmed Kantari pour convaincre (2 victoires, 6 défaites), et ce, même s’il a sans doute trouvé son système après avoir longtemps tâtonné.
Si Angers reste sur trois défaites d’affilée et n’a plus grand-chose à voir avec celui qu’il était en décembre (Abdelli et Chérif sont partis), Nantes n’est plus du tout souverain dans le derby ligérien. Le FCN n’a gagné qu’une seule de ses six dernières réceptions du Sco en Ligue 1 (3 nuls, 2 défaites). C’était le 3 juin 2023. Ils ont perdu certains joueurs au mercato mais, aujourd’hui, ils ont les points qui font qu’ils sont largement devant nous au classement
(12es avec 12 points d’avance sur Nantes) », admet volontiers Kantari, qui placent les Scoïstes comme favoris
de la rencontre.
Du danger à créer
Il fut un temps, pourtant, où le château des ducs de Bretagne regardait de haut celui des ducs d’Anjou, puisque les Canaris avaient pris l’habitude de ne rien laisser aux voisins du Maine-et-Loire à la Beaujoire (18 victoires sur les 19 premiers affrontements dans l’élite). Ce temps est révolu. Et parce qu’Angers est l’une des trois équipes, avec Le Havre et Metz, n’ayant pas encore gagné à l’extérieur en 2026, il serait fâcheux de lui laisser ce plaisir.
Après avoir retrouvé une solidité défensive face au Havre et Lille, le FC Nantes doit maintenant passer la seconde en attaque pour se donner des raisons d’y croire. Il ne pourra pas attendre, arc-bouté dans son camp, une formation angevine qui ne marque pas plus de buts que lui cette saison (22 pour les deux équipes) et qui cale offensivement sur les six derniers matches (2 réalisations). Il faudra une progression dans l’utilisation du ballon,
convient Ahmed Kantari. Il faudra prendre le jeu à notre compte pour créer des situations et aller marquer des buts. On doit synchroniser les déplacements, avoir de la disponibilité, mettre en place un jeu de position assez clair pour que les joueurs sachent où se positionner par rapport aux espaces que l’adversaire va nous laisser.
Le prix à payer pour qu’Angers ne soit pas son premier et son dernier souvenir sur le banc nantais. Avec le report du match de la 26e journée contre le PSG, les caciques nantais bénéficieraient, en cas de nouvelle défaite, de deux semaines sans compétition pour réfléchir à l’avenir. Largement suffisant pour décider de changer de voix.