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« Danse avec les stars » : face aux risques de cyberharcèlement, des candidates de la saison 15 prennent la parole... |
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Angélique Angarni-Filopon, candidate de cette saison, appelle à la « bienveillance ». © PIXELINE/TF1
Parmi les candidates de la saison 15 de « Danse avec les stars », lancée le 23 janvier 2026 sur TF1, certaines ont déjà vécu et dénoncé des vagues de cyberharcèlement. Rencontrées en décembre dernier, Maghla, Angélique Angarni-Filopon ou encore Emma de la « Star Academy » nous ont confié leur manière d’appréhender cette nouvelle exposition médiatique d’envergure.
La saison 15 de Danse avec les stars bat son plein sur TF1 . Ce vendredi 13 février, une première élimination a eu lieu parmi les apprentis danseurs. Mais, outre le défi sportif et artistique que vont relever les onze candidats restants, l’émission peut aussi être vécue comme un challenge médiatique pour certains. Angélique Angarni-Filopon, Emma de la Star Academy ou encore la créatrice de contenus Maghla : plusieurs candidates de la saison en cours ont en effet déjà expérimenté et dénoncé du harcèlement en ligne.
« Le harcèlement détruit des vies »
La première streameuse de France Maghla - plus d’un million d’abonnés sur Twitch - avait dénoncé, en 2022, un violent cyberharcèlement vécu au quotidien. « Le harcèlement est une catastrophe, ça détruit des vies, nous a rappelé la vidéaste de 32 ans, à l’occasion de la conférence de presse de TF1 le 18 décembre. Moi, malheureusement, ou heureusement, j’ai tellement eu de harcèlement que ça ne me fait plus rien. Passer à la télé ne me dérange pas, voir mon corps ne me dérange pas. Je sais qui je suis, que mes proches m’aiment et c’est tout ce qui compte ! Donc on peut dire ce qu’on veut sur moi, je serai là , les épaules hautes et je vais continuer d’avancer. »
Pour Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, régulièrement cible d’attaques en ligne notamment sur son âge, l’expérience du concours de beauté l’aide à appréhender cette nouvelle aventure télévisuelle. « Miss France est une expérience qui m’a forgée dans tous les sens du terme, explique Angélique Angarni-Filopon. Désormais, je sais ce qu’il faut faire, et ne faut pas faire, notamment ne pas regarder les réseaux sociaux. Les gens ne doivent pas oublier que derrière, il y a des humains avec un cœur, un cerveau, une mémoire qui enregistrent le négatif plus que le positif. » Celle qui a transmis sa couronne de Miss à  Hinaupoko Devèze (et qui n’avait pas hésité à pointer la dureté des réseaux sociaux lors de la cérémonie) espère « que les Français me découvriront sous un autre angle que celui du simple physique, qui ne plaît peut-être pas à tout le monde, et c’est complètement OK. Mais je ramènerai tout le monde sur les rails s’il y a des écarts de bienveillance. »
« On sera déjà jugés par des professionnels de la danse »
Un appel préventif à la bienveillance que relaie également Emma, candidate de la Star Academy 2024 remarquée pour ses talents de danseuse. La jeune femme de 23 ans s’est dite « prête à revivre » l’exposition médiatique. « Il y a des semaines où ça va peut-être être compliqué, glisse-t-elle. Je ne comprends pas cet acharnement, ça fait mal à mon humanité. Je suis juste une jeune fille qui veut vivre son rêve, on est tous là pour vivre une aventure merveilleuse et on sera déjà jugé par des professionnels de la danse chaque semaine, qui sont là pour ça. Mettons un peu de bienveillance, car nous le sommes entre nous, les candidats. » Rappelons que les auteurs de cyberharcèlement encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende si leur victime est majeure, et jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende si la victime est mineure.