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« Ce n’est pas ce dont nous rêvions ». Budget de la Sécurité sociale : ce qu’ont voté les cinq députés de la Sarthe... |
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L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, mardi 9 décembre 2025, avec 247 voix pour et 234 voix contre. © Stéphane Geufroi / Ouest-France
Mardi 9 décembre 2025, l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Elle a été adoptée à 247 voix pour. Voici ce qu’ont voté les cinq députés de la Sarthe, ainsi que leurs réactions.
Les débats s’annonçaient serrés à l’Assemblée nationale, autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Finalement, les députés ont voté en faveur de la loi à 247 voix pour et 234 contre, ce mardi 9 décembre 2025. De peu, le gouvernement Lecornu 2, s’offre une victoire avant le projet de loi de finances. Voici les votes et les réactions des cinq députés de la Sarthe.
Julie Delpech, députée de la 1re circonscription (Ensemble pour la République)
Au nom de la responsabilité parlementaire
et sans renoncer à aucune exigence pour la suite
, Julie Delpech a voté pour le projet de loi : Ce texte n’est ni celui d’un camp, ni l’application d’un programme : c’est le produit d’un Parlement sans majorité, qui a bâti des compromis. Sans recours au 49.3, les députés ont profondément remanié ce budget au cours d’un des plus longs débats budgétaires de la Ve République. Il n’est pas parfait, mais il est le fruit d’un intense travail parlementaire au cours duquel des orientations utiles ont été consolidées.
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Marietta Karamanli, députée de la 2e circonscription (Parti Socialiste)
Marietta Karamanli a voté pour le budget, suivant ainsi son groupe politique. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, expliquait sur BFM qu’il s’agissait là d’une copie passable
et invitait les membres du parti à voter en faveur de ce projet de loi. Ce qu’a donc fait Marietta Karamanli.
Éric Martineau, député de la 3e circonscription (Les Démocrates)
Comme tout son groupe à l’Assemblée nationale, Éric Martineau a voté pour le PLFSS, adopté mardi soir. Un vote qu’il qualifie même de moment politique inédit
sur ses réseaux sociaux : Pour la première fois depuis longtemps, un budget social majeur est adopté sans 49.3, au terme d’un compromis construit à ciel ouvert entre le gouvernement et plusieurs groupes parlementaires.
S’il se félicite de ce choix de la responsabilité
, bien que le PLFSS n’est pas le budget dont nous rêvions
, il se défend d’accorder un blanc-seing au gouvernement. En se rapprochant dangereusement de la limite de la soutenabilité, [le texte] continue de faire reposer un poids considérable de notre État providence sur nos enfants et petits-enfants, qui auront déjà à faire face aux transitions démographiques et écologiques. Sans réformes structurelles d’ampleur […], nous condamnons à terme la pérennité de la sécurité sociale.
Élise Leboucher, député de la 4e circonscription (La France insoumise)
Sans surprise, Élise Leboucher s’est opposée. Elle l’avait annoncé avant le vote. L’adoption à 13 voix près l’a fait réagir sur ses réseaux sociaux dans la soirée. « Ce soir, je ressens de la colère et de l’amertume. Ce soir, je pense à mes collègues et aux milliers de soignants pour qui ce PLFSS ne va rien changer. Ce soir, je pense aux milliers de gens qui vont payer le prix fort de miettes concédées pour le petit nombre », écrit celle qui était éducatrice spécialisée en pédopsychiatrie de l’EPSM d’Allonnes avant la députation.
« C’est un PLFSS d’économies sur la santé adopté grâce aux voix du PS, nous n’oublierons pas », ajoute-t-elle, en se disant « résolue à combattre ce monde ».
Jean-Carles Grelier, député de la 5e circonscription (Les Démocrates)
Invité d’Ici Maine ce mercredi 10 décembre, Jean-Carles Grelier a expliqué avoir voté pour le PLFSS. Il explique : Ne pas le faire aurait été pire encore que de voter ce budget, qui n’est pas un bon budget
. C’est donc bon gré mal gré que le député sarthois a voté en faveur de ce budget. Nous étions dans une situation où nous avions le choix entre la peste et le choléra. C’était un vote très symbolique, un message à envoyer aux Françaises et aux Français que le système institutionnel français n’est pas bloqué ».