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« C’est parti tout seul » : alcoolisé, il frappe sa conjointe et est condamné... |
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Ce lundi 23 décembre 2024, un homme a été condamné à de la prison ferme pour violence conjugale. © Archives Le Maine Libre
Au tribunal du Mans (Sarthe), ce lundi 23 décembre 2024, un homme âgé de 32 ans a été condamné à un an de prison ferme pour violences conjugales.
 Dans mes souvenirs, c’est une claque. C’est parti tout seul.Â
Ce lundi 23 décembre 2024, un homme comparaissait devant le tribunal judiciaire du Mans pour violences conjugales et détérioration de bien. Les faits se sont déroulés à Loué dans la nuit du 18 au 19 décembre 2024.
Cette nuit-là , le couple se dispute sur fond de jalousie. La victime, de vingt ans son aînée, reproche à l’individu de 32 ans de s’être inscrit sur des sites de rencontre. Fortement alcoolisé après avoir bu  quatre bières, du rosé, du whisky et du rhumÂ
avec un ami, qui l’avait ramené au domicile, le prévenu aurait assené un coup au visage de sa conjointe. La violence de ce coup aurait entraîné le déchaussement d’une de ses dents.
« Je vais la planter »
Le prévenu aurait également cassé son téléphone au moment de la dispute. Réfugiée dans les toilettes du logement, la victime a pris la décision de prévenir son fils - qui appellera les forces de l’ordre - lorsqu’elle a entendu son conjoint, dire à son ami par téléphone : « S’ils ne viennent pas me chercher, je vais la planter. »
 Elle a eu extrêmement peur des représaillesÂ
, indique l’avocate de la victime, absente lors de l’audience.
21Â condamnations
 Je reconnais les faits et les causes. Je m’en veux. J’ai un gros problème d’alcool. Je cherche à me faire soignerÂ
, indique le multirécidiviste sans emploi. Ce père de trois enfants a déjà été condamné par le passé pour des faits notamment de viol, de violence, de dégradation, de vol en réunion ou encore d’usage de produits stupéfiants. Son casier judiciaire comporte au total 21 condamnations.
 Il n’y a pas grand-chose de positif. Son casier l’accable. Le rappel des faits aussiÂ
, déclare le procureur de la République.
Reconnu coupable des deux infractions, Dimitri Marquez a été condamné à un an d’emprisonnement sans aménagement de peine et maintien en détention. Il est interdit d’entrée en contact avec la victime pour une durée de trois ans.