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« Actuellement, on perd de l’argent » : en colère, ces agriculteurs érigent un mur avec des bidons de lait... |
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La présidente du conseil départementale, Florence Dabin, était présente pour soutenir les producteurs de lait. © Ouest-France
Ce mercredi 11 février 2026, une trentaine de producteurs de lait est venue « construire » un mur symbolique de bidons de lait devant la préfecture d’Angers (Maine-et-Loire).
« On est sorti de nos fermes pour dénoncer un prix du lait qui s’effondre ! Et exiger un prix décent. Actuellement, on perd de l’argent. »
Julien Gremaud, producteur de lait à Saint-Georges-des-Gardes (Maine-et-Loire) et vice-président du syndicat des Jeunes agriculteurs Pays de la Loire, aurait préféré rester dans sa ferme. « Mais qu’on livre à Lactalis, Agrial, Savencia, Sodiaal, Terrena ou ailleurs, les éleveurs deviennent tous la variable d’ajustement »,
dénonce-t-il.
Un avenir qu’on bouche
La FNSEA et les JA ont demandé à chaque éleveur laitier de venir déposer des bidons de lait vides pour ériger un mur devant la préfecture, le mur des fermes qui se vident, le mur de l’avenir, de l’avenir qu’on bouche.

À l’appel de la FNSEA, 35 producteurs de lait se sont retrouvés devant les bidons de lait symbolique de leur ras-le-bol. Ouest-France
« L’État doit forcer industriels et distributeurs à respecter le travail des éleveurs. Nous dénonçons le non-respect des lois Egalim qui laisse le champ libre à l’écrasement de nos marges »,
martelaient les producteurs.