Les Wampas jouent au Mans cinq jours après la sortie de leur nouveau DVD. David Vallet, le réalisateur ornais installé à Paris, nous parle du groupe.David Vallet, vous signez votre troisième documentaire sur les Wampas. Comment devient-on le « sixième membre du groupe » ?Au départ, c'est vraiment la rencontre d'un type avec son groupe fétiche. J'écoute les Wampas depuis que j'ai 14 ans et comme ils répétaient près de chez moi, je leur ai dit que j'aimerais faire un documentaire sur eux. Je n'avais rien d'autre qu'un caméscope, de la bonne volonté et très peu d'expérience, mais ils ont immédiatement accepté. Le résultat, c'est le DVD
For the rock. Après ça, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire et puis un jour, Nico, le batteur, m'a téléphoné. Les Wampas entraient en studio pour leur nouvel album et me proposaient de filmer l'enregistrement de ce qui allait devenir
Rock'n'roll part 9 (ce documentaire,
Psychomovie, est offert avec l'album). Puis nous avons enchaîné avec
For the rock 2 : Les portes du futur qui va de la sortie du disque à la chanson du concours de l'Eurovision.
Après quatre ans de vie avec les Wampas, vous n'êtes pas lassé ?Il se passe toujours des trucs de fou avec eux et je ne suis pas déçu du voyage, bien au contraire. Je travaille aussi avec d'autres groupes, mais eux gèrent davantage leur image. Avec les Wampas, j'ai carte blanche. Ils me laissent faire ce que je veux. Didier insistait même pour que personne n'intervienne et que le résultat final soit le plus sincère possible. D'ailleurs, lorsque je leur ai montré le premier montage du film, ils n'ont pas bronché, rien n'a été coupé. Conclusion : le film dure 2 h 08 !
Vous avez filmé 40 concerts du groupe pour ce DVD. Qu'en retenez-vous ?Les Wampas ont une énergie formidable, ils sont énormes sur scène. Chaque concert est différent. Il faut les voir au moins une fois dans sa vie car on s'en souviendra toujours. Et puis, il y a les blagues et les délires de Didier, qui a toujours 14 ans dans sa tête et qui fait un groupe pour pouvoir faire des conneries. Ses textes aussi, qui sont à tomber par terre. Je n'en connais pas de plus beau que
Comme un ange qui pleure. Enfin, les Wampas attirent désormais les enfants à leurs concerts et comme Didier veut chanter aussi longtemps que Charles Trénet, vous n'avez pas fini d'en entendre parler !Propos recueillis parJean-Noël LEVAVASSEUR.
Vendredi 1er juin à 20h, Les Wampas et Novels (ex-Nameless) en concert, à l'Oasis, parc des expositions, avenue Félix-Geneslay. Entrée : 18,70 €.