|
VTT. Noémie Garnier, vice-championne du monde XCE : « Je ne pouvais pas faire mieux »... |
1
Noémie Garnier s’impose dans le monde du VTT français. © Velcan Racing team
Cette saison, la Sarthoise Noémie Garnier se révèle. Sa médaille d’argent aux championnats du monde XCE, ce dimanche 5 septembre 2021 en Autriche, est une nouvelle marche franchie dans son ascension.
Noémie Garnier a un emploi du temps de ministre. Ce lundi, tout juste descendue de l’avion après son escapade autrichienne, elle devait au plus vite rejoindre l’Université du Mans pour sa rentrée des classes. L’étudiante de 20 ans commence sa 3e année de Staps et peut dorénavant se targuer d’être vice-championne du monde XCE (une discipline de VTT : format court d’1km en confrontation directe entre quatre coureurs).
Quelques heures après avoir rempli son objectif de médaille sur le tracé de Graz en Autriche, Noémie revient sur sa prouesse : « Je ne pouvais pas faire mieux. L’Italienne Gaia Tormena était un cran au-dessus. La journée s’est passée sans embûche, sauf en quart-de-finale. Sur la fin de la manche, j’ai eu un peu peur car en touchant la roue d’une adversaire, j’ai rétrogradé de la 2e à la 3e place (les deux premiers se qualifient). Heureusement, sur la dernière bosse du circuit, j’ai réussi à me replacer pour me qualifier en demi. »
« Elle est à l’aise sur les efforts intenses et rapides »
En argent sur cet événement mondial, la licenciée de Brette Sportif coche une case supplémentaire dans son année 2021 faste (championne de France XCE et 4e de cette discipline aux championnats d’Europe, un podium en Coupe de France sur route N1…). Fabien Aoustin, son entraîneur depuis le début de cet exercice, confirme les progrès de sa protégée : « Elle a une grosse qualité de travail, elle est capable de s’imposer de belles charges d’entraînement malgré le fait qu’elle doive jongler entre les études et le boulot (Noémie a un contrat étudiant chez Decathlon). Elle est à l’aise sur les efforts intenses et rapides, mais ses résultats sur route montrent qu’elle progresse sur d’autres aspects. Je n’ai pas encore assez de recul dans notre collaboration pour dire jusqu’à où elle peut aller, mais ce qui est certain c’est qu’elle a un vrai potentiel. Maintenant, il faut réussir à le prouver sur des compétitions avec une adversité encore plus forte. »
Et ça devrait être le cas dès la saison prochaine, car même si rien n’est encore signé, l’espoir 2e année a reçu quelques propositions de structures qui lui permettraient d’ajouter à son calendrier les Coupes du monde de VTT en 2022. Une suite logique.