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Karaté JO. « Quand on est allé à Tokyo en 2018, on a fait une nuit blanche », sourit Dnylson Jacquet... |
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Leïla Heurtault et Dnylson Jacquet se connaissent bien. © DOMINIQUE BREUGNOT
Alors que Leïla Heurtault tentera de décrocher un premier titre olympique, Dnylson Jacquet ne sera, lui, pas de la fête au Japon. Egalement licencié au Samouraï 2000 au Mans, il confie sur la Guyanaise. Avec une savoureuse anecdote, coincé à Tokyo un soir de 2018. « Il était 2, 3 heures du matin, on voulait rentrer à l’hôtel, sauf que la station de métro était fermée. Elle ne réouvrait qu’à 6 heures du matin et le taxi était vraiment cher », explique-t-il à Ouest-France ce jeudi 29 juillet 2021.
Proche de Leïla Heurtault au Samouraï 2000, Dnylson Jacquet connaît la Guyanaise mieux que personne. Même s’il n’est pas qualifié pour les Jeux olympiques Tokyo, il sera présent pour le grand jour derrière sa télé. Entretien.
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Allez-vous vous lever pour suivre les débuts de Leïla Heurtault aux JO, à 3 heures du matin le 6 août ?
Bien sûr ! Je vais suivre tout seul la compétition dans mon appartement au Mans (Didier Moreau est actuellement à l’étranger parti voir ses filles et n’a pas le droit de la coacher aux JO, N.D.L.R.). Je vais l’encourager, mais je ne vais pas forcément l’extérioriser. Je préfère regarder et l’encourager quand c’est nécessaire. Quand je sens que la concentration n’est plus là , je lui donne un coup de boost. Se lever à 3 heures du matin, ça va être dur. Mais au moins, c’est pour une bonne raison. Ça en vaut la peine.

Leïla Heurtault (à gauche), avec Dnylson Jacquet (au centre) et Gwendoline Philippe (à droite) en 2018. DOMINIQUE BREUGNOT
Leïla est une athlète atypique. C’est l’opposé de moi, elle a besoin de beaucoup parler alors que moi, très peu. Elle est vachement organisée, elle prévoit tout à l’avance. Elle aime bien rigoler. Elle a toutes les bonnes qualités.
« On est allé chanter en karaoké à Tokyo »
Avez-vous une anecdote sympathique à raconter ?
(Rires). Oui et elle va en rigoler. Quand on est allé à Tokyo en 2018, on a fait une nuit blanche. On est parti faire un baseball à 45 minutes de l’hôtel jusqu’à 1 heure du matin. Ensuite, on a voulu prendre une petite boisson pour se rafraîchir dans un fast-food. Il était 2, 3 heures du matin, on voulait rentrer à l’hôtel, sauf que la station de métro était fermée. Elle ne rouvrait qu’à 6 heures du matin et le taxi était vraiment cher. On est donc parti se balader à Tokyo et on est allé chanter en karaoké pendant une heure et demie. On s’est alors rendu compte que la Japon de nuit n’avait rien à voir avec la journée car il y a pas mal de monde. Il y avait aussi des vigiles alignés complètement à l’horizontal pour nous dire de rentrer dans la boîte de nuit, mais on a refusé car cela nous paraissait bizarre d’inciter les personnes à rentrer. À 6 heures, on a fini par reprendre le métro, mais on n’a dormi qu’une heure car on reprenait l’avion dans la foulée…
En un mot, comment pourriez-vous la décrire ?
Guerrière. En dehors et sur le tatami, c’est le jour et la nuit. Quand elle est dans son combat, on n’a pas l’impression qu’elle est gentille, alors qu’elle est adorable. En revanche, elle a vraiment envie de tout déchirer lors de ses combats. Ramener la médaille d’or serait une récompense pour tout le club, pour Didier et même pour moi car on a fait tout notre parcours ensemble.