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Hippisme. Alexandre Abrivard : « J’espère revenir à mon niveau d’avant l’accident »... |
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Alexandre Abrivard en  juin 2023 à Bouloire, où ses parents ont bâti un centre hippique il y a une dizaine d’années. © Photo archives Le Maine Libre - Yvon Loué
Deux mois après un accident de circulation, le driver sarthois Alexandre Abrivard, étoile montante du trot, revient sur sa convalescence, impatient de reprendre le chemin des hippodromes.
Alexandre Abrivard est le plus jeune driver à avoir atteint les 2 000 victoires. C’était le 6 juin 2023 à Vincennes. Le Sarthois d’adoption, considéré alors comme l’étoile montante des courses hippiques, a vu sa carrière stoppée nette le 13 janvier 2024, après un accident de la circulation.
Sur la route du retour d’un centre de rééducation pour sportifs, Alexandre Abrivard répond à nos questions. Et dit son espoir de reprendre rapidement les courses, à son niveau d’avant l’accident.
Le Maine Libre : Vous avez eu un accident de la circulation le 13 janvier 2024. Que s’est-il passé ?
Alexandre Abrivard : « On allait à l’hippodrome de Vincennes, on a eu un accident au niveau de Chartres. Je me suis cassé une jambe avec une double facture du tibia et du péroné. J’ai été opéré dès le lendemain de l’accident à Paris. »
Comment se déroule votre convalescence ?
« Après l’opération, j’ai passé un mois chez moi. À six semaines, je suis passé en rééducation. Pendant un mois, j’étais dans un centre de rééducation pour sportifs. Là , j’en sors. Je commence gentiment à remarcher. »
Comment voyez-vous l’avenir ?
« Je vais continuer la rééducation chez moi et en kiné. Dans ce domaine, je suis plutôt en avance. Il faut maintenant que j’attende ma consolidation. Je revois le chirurgien le 18 avril. »
Quand espérez-vous remonter, reprendre l’entraînement ?
« Je vais essayer de refaire des séances d’entraînement courant avril. Pour la compétition, ce ne sera pas avant fin avril. Si je redémarre avant le 1er mai, ce sera beau. C’est la calcification de ma jambe qui va en décider. »
Cet accident de la circulation est survenu alors que vous étiez au sommet. Comment le vivez-vous ?
« C’est vrai que j’avais une carrière plutôt aisée, je faisais partie du top 3 de ma profession. Je n’ai pas d’autres choix que de l’accepter. C’est sûr, ça me servira à l’avenir, à voir les choses différemment. J’espère revenir à mon niveau d’avant l’accident. »
Et revenir plus fort. Au moins mentalement ?
« Pour l’instant, je ne peux pas répondre à cette question. Je vais voir les choses différemment, il y aura un changement, c’est sûr. Plus fort ou moins fort, je saurai quand j’aurai repris. »