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Handball. Après la victoire de l’équipe de France, Nicolas Tournat : « Le plus important était la victoire »... |
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Nicolas Tournat sait que son nouveau sélectionneur accorde beaucoup d’importance au jeu autour du pivot. © Jérôme Fouquet/Ouest-France.
L’équipe de France masculine de handball a débuté l’ère Talant Dujshebaev par une victoire ce jeudi 19 mars contre l’Espagne 29-26, au Mans, en match amical. Le bouillant sélectionneur espagnol qui vient de succéder à Guillaume Gille n’était pas totalement satisfait de la prestation de ses joueurs qui ont tout de suite compris que leur nouveau boss serait très exigeant. Les Bleus retrouveront les Espagnols dimanche (13 h 30) à Ciudad Real.
Devant une salle pleine au Mans (5377 spectateurs), l’équipe de France a entamé l’ère Talant Dujshebaev par un succès logique. Les Bleus ont fait la course en tête tout le temps, alternant le bon et le moins bon notamment en deuxième période. On a vu malgré tout une formation appliquée, à l’écoute des consignes, voulant soigner les replis, alterner les montées de balle et un jeu plus posé. Les coéquipiers de Ludovic Fabregas semblent ravis de ce changement sur le banc. Tous ont souligné l’exigence tactique du nouveau sélectionneur mais également le manque de repères. Les tricolores disputeront un deuxième match amical contre l’Espagne, dimanche (13 h 30) à Ciudad Real.
Briet : « Une méthode très claire »
Nicolas Tournat (Pivot de l’équipe de France) : « C’était par moments approximatif, mais en même temps on n’a que peu d’entrainements pour travailler. On a juste vu un peu les placements et cela s’est vu. Le plus important était la victoire. C’est vraiment positif, car concrètement on a n’a rien vu en enclenchements, on se contente de corriger les placements. Il nous a corrigés là-dessus, mais dans l’ensemble, on était tous engagés, on a tous mis de l’envie et du combat. C’est très positif. J’ai retrouvé l’entraîneur que j’avais eu. On n’avait pas travaillé les montées de balle et axé nos cinq entrainements sur les positionnements, il ne voulait donc pas que ça parte dans tous les sens, c’est pourquoi il demandait de calmer. C’était bien de gérer le rythme du match et de ne pas leur donner l’opportunité sur des pertes de balle de nous faire mal en montée de balle. »

Thibaud Briet a bénéficié de beaucoup de temps de jeu pour la première de son nouveau sélectionneur. Jérôme Fouquet/Ouest-France.
Eliott Desblancs (Demi-centre de l’équipe de France). « C’était une énorme fierté de faire ma première avec ce nouveau coach, dans une salle remplie. Je suis très heureux. C’est très impressionnant et très différent de ce que je peux voir en club et que j’ai eu l’occasion de vivre dans mon début de carrière. Cela va m’apporter dans le futur. C’est différent tactiquement dans l’esprit, le jeu autour du pivot qui est la chose principale dans notre jeu d’attaque, savoir bien l’utiliser, jouer autour de lui, s’appuyer autour de lui pour mettre de la continuité et obtenir des situations claires. Personnellement, ce n’était pas facile de rentrer comme ça, mais je suis très heureux que le coach m’est laissé jouer quinze minutes. J’ai eu une prestation assez neutre. C’est toujours de la frustration, car on veut faire mieux. C’est un gros caractère (Talant Dujshebaev) mais dès le début, il m’a expliqué comment il voyait ma venue dans le groupe et ce qu’il voulait que j’apporte, je dois dire que cela m’a permis de me sentir bien et d’amener ma patte dans le jeu. On a besoin d’être proche du sélectionneur pour sentir que l’on a sa confiance et que l’on soit performant. En tout cas, je croque dans tout ce qu’il y a à croquer, même sur un poste de numéro trois dans le futur. »
Thibaud Briet (Arrière gauche du HBC Nantes). « On a encore du boulot mais on gagne. On avait des consignes, on a envie de les appliquer, de respecter à fond le plan de jeu. Ça me donne envie d’encore plus travailler pour être encore plus performant avec cette équipe. La méthode Dujshebaev, c’est la méthode à l’Espagnole, très claire tactiquement, on sait ce que l’on doit faire sur tel ou tel mouvement, avec quel joueur… Nous avions préparé leur 1/5 et leur 0/6. Tout est clair, à nous d’appliquer, c’est pour cette raison que vous nous avez vus faire des grimaces, parce que l’on savait que nous n’avions pas respecté le plan de jeu. Sa manière de vivre les matches ? C’est super intense mais c’est bien. On ne fait pas que le regarder. Il nous a demandé d’être des prédateurs sur le terrain, que l’on joue à fond, que l’on mette de l’intensité et que l’on soit le plus juste possible. »