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Cyclisme. Tracé, équipes, course féminine : tout ce qu’il faut savoir sur le Région Pays de la Loire Tour 2026... |
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La côte de Gazonfier, au Mans, sera sûrement encore le juge de paix de l’édition 2026 du Région Pays de la Loire Tour. © Archives Le Maine Libre - Denis LAMBERT
La présentation officielle de l’édition 2026 du Région Pays de la Loire Tour avait lieu ce vendredi 6 mars à Nantes. Profil des étapes, équipes invitées, nouveau statut en Pro Series, mais aussi épreuve féminine, explication et analyse des paramètres essentielles à connaître de quatre jours de course (7-10 avril) qui s’annoncent denses et indécis.
Si le Région Pays de la Loire Tour en est à sa quatrième édition sous cette appellation, c’est bien pour la 72e fois que l’épreuve autrefois nommée Circuit de la Sarthe ou Circuit de la Sarthe - Pays de la Loire, s’élancera du 7 au 10 avril 2026. Un rendez-vous historique qui a souvent accueilli des grands noms du peloton, mais qui pour autant, doit s’adapter à un cyclisme moderne dont les paramètres évoluent très vite.
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En cela, le passage de la catégorie 2.1 à 2.Pro désormais, va permettre d’asseoir un peu plus sa place et ainsi rester attractif pour les meilleures équipes du peloton, alors qu’elle est toujours calée entre le Tour des Flandres (5 avril) et Paris-Roubaix (12 avril) et en concurrence avec l’épreuve World Tour du Pays basque (6-11 avril). Une reconnaissance aussi par l’Union Cycliste Internationale (UCI) du savoir-faire quasi ancestral des organisateurs.
Le tracé : pour tous les profils
C’est aussi par son parcours singulier que le Région Pays de la Loire Tour peut plaire. Et l’édition 2026 reste dans la lignée des précédentes avec des étapes qui pourront, au fil de la semaine, convenir à tous les profils de coureurs. C’est une des seules épreuves où on ne sait pas vraiment quel type de coureur va s’imposer
, explique Pierre Rolland, consultant aujourd’hui pour la Chaîne l’Équipe qui retransmettra l’épreuve, mais aussi ancien vainqueur (2013). Sprinteurs, puncheurs, grimpeurs, tout le monde peut s’y retrouver et ça rend la course très indécise et intéressante à suivre
.
Les coureurs les plus véloces auront avant tout leur chance lors des deux premières journées. Mais comme le précise le maître d’œuvre de l’épreuve, Laurent Drouault, dans le vélo, rien n’est jamais écrit d’avance
. La première étape entre l’abbaye de Fontevraud et Vertou, avec son rapprochement de petites difficultés et de points chauds, devrait permettre de dynamiter la course et créer déjà de la fatigue chez les coureurs en vue de la suite de la semaine
. J’attends aussi de voir avec la côte dans un circuit final où il faut aussi savoir se positionner en raison du mobilier urbain notamment. Ça créera forcément de la tension et à voir si les puncheurs peuvent défier les sprinteurs
, analyse Pierre Rolland.
Le lendemain, pour l’étape 100 % vendéenne entre La Garnache et Les Sables-d’Olonne, ça sera avant tout le vent que les engagées scruteront. Des coups de bordure le long du front de mer ne sont pas à exclure, même si là aussi, les sprinteurs voudront saisir leur chance et accumuler des bonifications qui seront précieuses pour ceux qui tenteront de jouer le général
.
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Car les deux dernières journées seront pour les costauds. Mais on a vu l’an dernier un Sam Bennett être étonnant dans l’étape mayennaise et ne céder devant Kévin Vauquelin que dans le final au Mans »,
poursuit l’ancien vainqueur sur le Tour à l’Alpe d’Huez. Le jeudi, en Mayenne, le final promet d’être grandiose. Sur les 2300 m de dénivelé positif, il y en a quasiment 2000 dans les 125 derniers kilomètres
. Les rescapés finiront par s’expliquer le dernier jour dans la côte de Gazonfier et dans un circuit manceau hyper technique. Je le compare souvent à un tracé de karting : ça monte, ça descend, ça tourne dans tous les sens
, sourit Pierre Rolland.
Les équipes : des effectifs plus denses
Qui dit passage en Pro Series, dit garantie d’un peloton dense et de qualité. Cette année, 19 équipes de six coureurs seront en lice avec 5 World Tour, 10 Pro Teams et 4 Continentales. Il y a neuf équipes qui sont engagées cette saison sur le Tour de France, sans compter les équipes italiennes et espagnoles qui iront sur les Tours nationaux, le Giro et la Vuelta. Et puis il ne faut pas oublier qu’au niveau comptable pur, Cofidis était encore en World Tour l’an dernier et Arkéa a disparu. Mais il y a aussi ce qui se fait de mieux, ou presque, en Pro Team
, explique l’ex-pro sarthois Nicolas Edet.
Si les meilleures World Team, comme la Bahrain Victorious, UAE Team Emirates, la Visma Lease a Bike ou encore, la Soudal Quick Step, ne sont pas de la partie, cela pourrait changer peu à peu. La concurrence est ardue dans le calendrier à ce moment de l’année et puis, contrairement à une époque plus lointaine où on préférait courir, les équipes organisent aussi beaucoup plus de stages en saison
, poursuit le Fertois. Mais avec les points UCI qui doublent en raison du passage en Pro Series, les équipes qui viennent vont vouloir performer et aligner des coureurs forts. Ce n’est que la première année où l’épreuve est dans cette catégorie mais ça va entrer dans la tête des équipes que ça va être une option de qualité, notamment pour ceux qui préparent les Ardennaises ou le Giro
.
En ce qui concerne les identités des coureurs alignés, il est encore un peu tôt pour affirmer la présence d’untel ou untel. Mais Bryan Coquard, Sam Bennett, Ewen Costiou et le Sarthois Louis Rouland, devraient être présents. D’autres noms circulent comme celui du Kazakh Alexey Lutsenko, ancien vainqueur d’étape sur la Grande Boucle en 2020. Je pense qu’on pourra avoir de belles surprises dans les compos d’équipe
, souligne Nicolas Edet.
La Féminine prend du galon également
Les organisateurs ont fait coup double. Il n’y a pas que l’épreuve des hommes qui est montée d’un cran mais aussi la Féminine, passée, elle, en catégorie Élite 1. Forcément, là aussi, le plateau sera plus dense avec 20 équipes annoncées : 4 Pro Team, 9 Continental et 7 Nationale 1. Quelques beaux noms tricolores - et même ligériens - pourraient venir mettre à mal la domination des Néerlandaises de VolkerWessels qui avaient réalisé le doublé en 2025. La course se tiendra le mercredi 8 avril sur le même tracé que l’étape vendéenne des garçons mais avec un seul tour de circuit final.
> > > Les étapes
1ère étape - Mardi 7 avril : Fontevraud-l’Abbaye (Maine-et-Loire) - Vertou (Loire-Atlantique), 187,5 km
2e étape - Mercredi 8 avril : La Garnache (Vendée) - Les Sables-d’Olonne (Vendée), 153,6 km + La Féminine sur le même parcours, 129,2 km
3e étape - Jeudi 9 avril : Avrillé (Maine-et-Loire) - Sainte-Suzanne-et-Chammes (Mayenne), 199 km
4e étape - Vendredi 10 avril : Brûlon (Sarthe) - Le Mans (Sarthe), 179,5 km