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Coulans-sur-Gée. Ils ont rallié la mythique course cyclotouriste Paris – Brest – Paris randonneur... |
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Le maire de Coulans-sur-Gée, Michel Briffault et Jean-Sébastien Guilbaud, de Crannes-en-Champagne, devant la mairie de Coulans. © Ouest-France
Les deux héros du Paris – Brest – Paris randonneur, Michel Briffault, maire de Coulans-sur-Gée (Sarthe) et Jean-Sébastien Guilbaud, un habitant de Crannes-en-Champagne (Sarthe) sont partis à 1 h 15 de différence du château de Rambouillet (Yvelines), dimanche 20 août 2023, et se sont peu vus pendant la course, entourés de milliers de cyclistes.
Les deux cyclotouristes s’entraînent au Cyclo-club de la Vègre, basé à Tennie. Michel Briffault, maire de Coulans-sur-Gée, et Jean-Sébastien Guilbaud, un habitant de Crannes-en-Champagne, racontent leur périple de quatre jours, du 20 au 24 août 2023.
Quelles sont vos premières impressions ?
Jean-Sébastien. L’impression principale, pour moi, c’est l’ambiance créée par le public le long de la course et surtout dans les villages. Les Bretons avaient préparé des stands dans les communes avec des produits locaux, crêpes, galettes, bonbons. Michel. C’est vrai que nous sommes partis avec la canicule et qu’il faisait bon le soir le long des routes, mais on avait peu le loisir de s’arrêter car on était limité par le temps. Non, moi, mon problème principal, ce fut le froid dans les Monts d’Arrée, à 3 °C après la canicule. J’étais gelé, surtout les mains. Je n’avais pas prévu de rechange chaud et c’était un calvaire !
Comment avez-vous géré le manque de sommeil ?
Les deux cyclistes étaient d’accord pour dire que sans l’assistance de leurs épouses respectives, ils n’y seraient pas arrivés. Celles-ci avaient préparé des sandwichs et boissons, ce qui leur laissait un temps de repos et sommeil indispensable pour continuer. Mais au total, ce n’est pas plus de cinq à six heures de sommeil en trois jours. Le pire, c’est de croiser les premiers qui remontent de Brest alors que nous sommes encore loin du but. Il faut rappeler que le premier arrivé a fait une moyenne de 29,2 km /h.
Quelle est votre impression générale par rapport aux autres éditions passées ?
Jean-Sébastien et Michel. La circulation était difficile avec les autres véhicules et surtout l’état des routes est de plus en plus mauvais surtout dans les bourgs avec les dos-d’âne et les trous, ce qui est pénible pour le corps et les vélos. Nous reconnaissons que la Mayenne a le meilleur réseau routier. Nous sommes heureux d’avoir pu finir notre parcours dans les temps.