|
Ce qu’il faut retenir de Sebring avant les 24 Heures du Mans... |
1
Sébastien Ogier (à gauche) à l’écoute du futur vainqueur des 12 Heures de Sebring, Matthieu Vaxivière (Alpine). © DPPI
Toyota – Penske – Sébastien Ogier. Dans l’ombre de l’Alpine vainqueur à Sebring (USA) ce 19 mars 2022, ces trois-là ont déjà les 24 Heures du Mans (11 - 12 juin) dans le collimateur.
Inspirant pour les uns, sans surprise pour les autres, le bilan de la manche inaugurale à Sebring (WEC) entretient le suspense pour la saison d’endurance mondiale, convoquée à Spa (7 mai) avant le grand sommet de la saison dans la Sarthe.
Toyota au tapis
Le géant japonais aurait rêvé meilleure entrée en matière cette saison. Une voiture cassée (accident de Lopez) et l’autre sur la deuxième marche du podium (N°8 classé 2e) ! Une maigre consolation pour Toyota qui contrairement aux années précédentes n’a pas été à la hauteur de ses ambitions. Nous n’avons pas la performance pour gagner
, avait prévenu Sébastien Buemi avant la course, fort marri de la balance de performance imposée à sa GR010. Sans doute aussi que le circuit de Sebring, contrairement à ceux de Spa et Le Mans, n’est pas le terrain de jeu idéal pour Toyota.
D’ici au 7 mai, sur le billard des Ardennes belges, on peut penser que l’équipe nippone aura su tirer les enseignements de cette défaite en vue des 24 Heures : l’objectif majeur. Alpine en rêve et d’ici à 2023, avec le débarquement des Hypercars, il y a un coup à jouer. On verra sur le tracé spadois, ultime répétition avant Le Mans, si l’unique Alpine A480 a les moyens de regarder Toyota droit dans les yeux. Quant aux Glickenhaus, puisqu’il y en aura deux aux 24 Heures, elles pourraient manquer de vitesse sur les deux prochaines manches.
Ogier et les rookies
Même s’il n’a pas gagné, Ryo Hirakawa se souviendra longtemps de sa première course, à Sebring, au volant de la Toyota. Le successeur de Nakajima a fini second avec Buemi et Hartley. Parmi la trentaine de rookies attendus aux prochaines 24 Heures, Sébastien Ogier sera à n’en pas douter le plus surveillé. Pilote d’une LMP2/Oreca, avec les jeunes Milesi et Wadoux, l’octuple champion du monde des rallyes a passé un bon premier test en endurance (15e) :
J’ai apprécié l’expérience de rouler à Sebring. J’y ai pris du plaisir. Je ne vais pas dire que je suis satisfait de ma performance, il y a moyen de faire mieux et c’est notre ambition. Les 24 Heures du Mans vont arriver vite et on validera la suite après.
Pour les Américains Dane Cameron (Penske), une pointure du championnat IMSA, et le jeune Josh Pierson (voir encadré) l’édition 2022 sera également une grande première.
Penske avant Porsche
Depuis le muret des stands, juché sur sa chaise, « The Captain » a repris contact avec l’endurance, version Le Mans, en Floride. Jusqu’au Mans Roger Penske a prévu de faire rouler une LMP2, car la suite se déroulera sous les couleurs de Porsche.
A partir de Monza, voire à Fuji, profitant du feu vert anticipé de la FIA vis-à -vis aux LMDh (Hypercars), le boss ouvrira un nouveau chapitre de son histoire avec le géant allemand. D’ici au centenaire des 24 Heures en 2023, débutera alors la quête d’une vingtième victoire dans la Sarthe. En juin prochain, il faudra plutôt regarder du côté des teams WRT et United Autosports, les deux derniers champions, et Jota dans le rôle de l’arbitre. Et c’est peut-être la dernière année, avant l’arrivée massive des Hypercars, qu’une LMP2 peut créer une énorme surprise !