|
Basket. « Personne ne revient sans douleur d’une pubalgie » : Jonathan Jeanne s’apprête à faire son retour avec le MSB... |
1
Le basketteur de 2,18 m va, avec son retour, faire du bien au MSB dans le secteur intérieur. © Archives Le Maine Libre - Yvon Loué
Après une absence de deux mois et demi à cause d’une pubalgie dont il a dû être opéré, le pivot du MSB Jonathan Jeanne a repris l’entraînement collectif lundi 16 février 2026. Son retour en compétition approche.
Le Maine Libre : De retour sur le parquet pour l’entraînement collectif après deux mois et demi d’absence, ça a été long ?
Jonathan Jeanne : « Ça a été très, très long. J’ai quand même subi une opération… Ça fait très plaisir d’être ici, pouvoir être avec le groupe. »
Comment l’avez-vous vécu, c’est dur de voir les coéquipiers s’entraîner lorsqu’on galère à revenir ?
« J’ai été bien accompagné par le club, par le centre médical de Clairefontaine. J’ai fait beaucoup de travail de renforcement. Même pour la confiance, ça permet de se sentir bien, comprendre qu’on va dans la bonne direction. J’ai eu les bonnes personnes sur mon chemin. »
+ LIRE AUSSI « Avant un match, c’est obligatoire » : l’importance de la musique dans la vie des basketteurs
Quelles ont été les étapes importantes dans votre processus de guérison ?
« Il y a eu l’opération il y a deux mois avec le processus de cicatrisation qui a suivi. L’opération consistait à m’opérer au niveau de l’aine, des deux côtés. Petit à petit j’ai refait du vélo, remobilisé tout ça. Ensuite il y a eu la partie réathlétisation en isométrique, des exercices de dix secondes qu’il faut répéter avec un ballon entre les jambes par exemple. C’est semblable à ce que fait une femme enceinte. Ce sont des exercices de base pour réapprendre à tout faire car ce sont des muscles que l’on utilise pour tout : s’asseoir, se relever, marcher. J’ai dû repartir limite à l’enfance. Ça a été long car c’est un travail quotidien que je poursuis aujourd’hui. Ça fait désormais partie de ma routine. J’ai ensuite passé trois semaines à Clairefontaine pour monter en régime en étant suivi par les kinés, les médecins, les psychologues, les diététiciens. J’ai fait du travail d’appui, dans le sable et en salle. »
+ LIRE AUSSI Basket. « Il fait rire tout le monde » : travailleur, jovial et exemplaire, Travante Williams est essentiel au MSB
Quelles sont vos premières sensations sur le parquet, vous êtes encore gêné ?
« Personne ne revient sans douleur d’une pubalgie. Une fois qu’on a réglé le problème à la base, elles vont s’estomper au fil du temps. C’est un travail de tous les jours avec du renforcement. Il faut accepter mentalement ces petites douleurs. Je dois les jauger pour ne pas qu’elles dépassent un seuil afin d’éviter la rechute. »
Vous revenez avant une dernière longue ligne droite avec notamment l’objectif playoffs et la Ligue des champions, ça doit être excitant pour vous ?
« J’ai cette excitation de rejouer mais il faut prendre le temps. Ça doit faire du bien au groupe de se dire qu’on est au complet, après ce qu’on a traversé avec les blessures de Wilfried (Yeguete), d’Ugo (Doumbia) et la mienne. Mentalement, je pense que ça nous renforce. Pour un collectif, voir que tout le monde est là n’est que positif. Pouvoir reprendre à ce moment de la compétition, c’est un challenge, je suis très content d’y participer, que ce soit sur le terrain ou sur le banc en attendant que je puisse avoir le feu vert du médecin. »