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Basket. Leaders Cup : pas de nouvel exploit et de doublé pour Le Mans, nettement battu par Monaco en finale... |
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Trevor Hudgins (balle en main), TaShawn Thomas (à gauche) et le MSB se sont inclinés contre Monaco et Terry Tarpey, ce dimanche 22 février 2026 à l’Arena Futuroscope de Chasseneuil-du-Poitou. © PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP - Clara Serrano
Pugnace mais dominé d’entrée de jeu, le MSB n’a jamais eu l’occasion de rêver d’un nouvel exploit en finale de la Leaders Cup, ce dimanche 22 février 2026 contre Monaco. Le tenant du titre s’est ainsi incliné face à des joueurs de la Principauté qui prennent leur revanche après avoir été battus l’an dernier.
Vainqueur de la Leaders Cup 2025 grâce à son succès contre la Roca Team (96-104, le 16 février), à Caen, Le Mans Sarthe basket n’a pas pu rééditer l’exploit, ce dimanche 22 février en finale de l’édition 2026. Comme lors de la Supercoupe à Roland-Garros en début de saison (104-79, le 21 septembre 2025), les Sarthois ont été nettement dominés par Monaco à l’Arena Futuroscope de Chasseneuil-du-Poitou (103-79).
L’ouverture du score de Trevor Hudgins à trois points (0-3, 3’) aurait pu annoncer la prestation exceptionnelle dont Le Mans aurait eu besoin pour avoir une chance de vaincre l’équipe de la Principauté quand elle est sérieuse comme elle l’a été ce dimanche, si tant est que ce soit possible pour un club français. Mais exceptionnel, Le Mans, bien que combatif, ne l’était pas : les sept pertes de balle et la très maigre réussite au tir (3/14) à l’issue du premier quart-temps le confirmaient. Le score déjà lourd (30-12, 10’) indiquait en plus que les Monégasques étaient au moins aussi concernés que la veille, lorsqu’ils avaient écrasé Cholet en demi-finale (115-83), et bien davantage que l’avant-veille lorsqu’ils étaient passés près de se faire surprendre par Strasbourg (90-89). Le panier très difficile d’Élie Okobo, pourtant bien défendu en conclusion des dix premières minutes et d’un 14-2 en faveur de Monaco, rappelait lui, peut-être, l’écart intrinsèque conséquent qui existe entre le dernier finaliste de l’Euroligue et le collectif sarthois, aussi impressionnant puisse-t-il être régulièrement sur la scène nationale et même en Europe depuis deux ans.
Si la veille, un même écart de 18 unités n’avait pas empêché les Manceaux de finir par arracher leur qualification aux dépens de Bourg-en-Bresse (79-77), au lendemain d’un quart de finale gagné plus tranquillement contre Nanterre (67-82), l’adversaire était cette fois encore plusieurs crans au-dessus. Trop, probablement, pour revenir malgré un deuxième quart-temps remporté (23-28). L’entrée prolifique de Johnny Berhanemeskel, auteur de huit points en à peine deux minutes, contraignait l’entraîneur grec de Monaco, Vassilis Spanoulis, à demander un temps mort (39-30, 15’). Élie Okobo (13 points à 7/8 en première mi-temps) et ses coéquipiers continuaient cependant de trouver des solutions près du panier (30 points dans la raquette à la pause), face à un secteur intérieur sarthois privé de Jonathan Jeanne, de retour d’une pubalgie mais encore juste pour la compétition, et de Wilfried Yeguete, touché à la main droite en quart de finale. Et Le Mans rejoignait le vestiaire encore loin d’une équipe intraitable à tous les niveaux sauf peut-être aux lancers francs (10/18 à la mi-temps, 53-40, 20’).
Quatre finales sur les cinq dernières compétitions nationales
Les deux dunks, coup sur coup, d’un Lucas Duféal précieux tout au long du week-end témoignaient du fait que le MSB n’abdiquait pas (62-47, 24’). L’écart culminait néanmoins à vingt points (69-49, 20’) et ne redescendait plus sous la quinzaine d’unités alors que Jaron Blossomgame et Daniel Theis se relayaient en attaque de l’autre côté du terrain. La mission était définitivement impossible et Le Mans s’inclinait largement.
Il restera néanmoins de ce parcours de Leaders Cup une nouvelle accession en finale, la quatrième sur les cinq dernières compétitions nationales, ce qui est, déjà, une performance d’exception. Elle pourrait même être améliorée puisque les Manceaux sont encore en course en Coupe de France, dont ils disputeront la demi-finale sur le terrain d’Hyères Toulon (Élite 2).
Hormis Travante Williams, appelé avec sa sélection portugaise pour deux rencontres de qualification à la Coupe du monde 2027, les Sarthois vont désormais bénéficier de cinq jours de repos pendant la trêve internationale. Avant de reprendre l’entraînement, samedi 28 février.