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Basket. Jeep Élite : un championnat à deux vitesses... |
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Elric Delord doit, sans cesse, composer avec un effectif diminué. © Archives Le Maine Libre – Yvon LOUE
Ce mardi 22 décembre 2020, une victoire de Bourg-en-Bresse sur le MSB était attendue, tellement les dynamiques des deux formations étaient à des années-lumière l’une de l’autre. Pendant que les équipes européennes comme Bourg ont enchaîné les matchs depuis environ deux mois, les autres comme Le Mans étaient à l’arrêt pour des raisons économiques (huis clos, Covid-19 oblige, intenable financièrement). Un manque de rythme fatal. Où est l’équité sportive ?
Un revers prévisible, un bilan dorénavant négatif (deux succès pour trois défaites, 12e du classement sur 18), beaucoup d’agacement, une rencontre dès samedi 26 décembre face à Boulogne-Levallois après près de deux mois sans compétition, le MSB vit des temps difficiles. « Ce n’est pas évident, rien n’est évident cette année », confirmait, las, le capitaine Antoine Eïto, en conférence d’après-match, ce mardi. « On a senti qu’ils ont eu un coup de moins bien après la mi-temps, alors que nous, on a retrouvé un second souffle », résumait l’ailier burgien Maxime Courby.
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— MSB_Officiel (@MSB_Officiel) December 23, 2020
Si la première période a été solide, la seconde a été bien plus compliquée. En manque de rythme, l'équipe n'arrivait plus à proposer de solutions laissant logiquement la victoire à la @JLBourgBasket . ?? pic.twitter.com/BGDsDN5Zgy
Les blessures noircissent le tableau, déjà bien sombre. Le meneur Kaza Kajami-Keane sera absent quelques semaines, touché aux ischios. Très préjudiciable à un poste clé surtout que les Manceaux ont peu d’alternatives dans ce secteur. « On avait travaillé avec Kenny (Baptiste) pour aider Antoine (Eïto) à la mène, mais la malchance nous poursuit et on lui a décelé une fracture de fatigue au pied en début de semaine », riait jaune le technicien sarthois, Elric Delord.
Ne pas tomber dans une parodie de championnat
Dans cette ère du Covid-19, les effectifs sont rarement au complet. Du côté de Bourg, deux joueurs étaient absents de la feuille de match : Zack Wright et Thibault Daval-Braquet. Zachery Peacock est, lui, sorti en fin de première période. Des forfaits en cascade qui posent plus généralement la question de la récupération de certains sportifs touchés par le virus.
Il ne faudrait pas tomber dans une parodie de championnat. Après mi-janvier 2021, le flou le plus total entoure la suite de la Jeep Élite. Les présidents des clubs ont déjà averti qu’il serait impossible de poursuivre sans public dans les salles (le modèle économique du basket français repose avant tout sur la billetterie et l’accueil des partenaires, ndlr.). Or, les signaux de l’épidémie sont toujours inquiétants et le spectre d’un 3e confinement national menace.
Les nœuds dans le cerveau des décisionnaires se multiplient à l’approche de la nouvelle année. Finir la saison régulière deviendrait de plus en plus compliqué avec une nouvelle suspension des compétitions. Les joueurs ont besoin de jouer sauf que les clubs, acculés économiquement en l’absence de spectateurs, sont en danger. Aucune solution ne fera l’unanimité. Alors quelle sera la moins mauvaise ?
> > > Verser de l’huile sur le feu
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— MSB_Officiel (@MSB_Officiel) December 23, 2020
Coach Elric Delord juste après le match en conférence de presse ?? pic.twitter.com/CnHottN6o2
Scène surréaliste, ce mardi, à la salle Ekinox de Bourg-en-Bresse, avec une quarantaine de personnes assises dans les travées alors que la rencontre devait se disputer à huis clos en raison des règles sanitaires. « La famille des joueurs », selon le club local, mais aussi des proches du président de Bourg.
Pire, un petit incident a marqué la fin de la rencontre : une altercation verbale entre Elric Delord et l’un des supporters présents qui se moquait ouvertement de la défaite imminente du MSB. Un groupe véhément, dans lequel figurait cet individu, a régulièrement contesté les décisions arbitrales, jetant un climat délétère sur l’affiche. En temps normal, ces attitudes passeraient, mais dans ces conditions de huis clos, ce n’est pas très classe.