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Basket JO. « Elles rayonnent et ont une certaine aura », aux prémices de Rupert et Chartereau

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photo  iliana rupert (au centre) et alexia chartereau (à droite) lors d’un match de u15 france à la glacerie en 2014, où sylvie chartereau avait remplacé la coach.  ©  dr/famille chartereau 9

Iliana Rupert (au centre) et Alexia Chartereau (à droite) lors d’un match de U15 France à la Glacerie en 2014, où Sylvie Chartereau avait remplacé la coach. © DR/Famille Chartereau

S’il y en a deux qui se connaissent par cœur en équipe de France, ce sont bien elles. Coéquipières à Bourges ces trois dernières saisons, Iliana Rupert (20 ans) et Alexia Chartereau (bientôt 23 ans) disputent actuellement les JO de Tokyo et rêvent d’une première médaille olympique. Pour elles, tout a commencé à Coulaines, une petite ville encastrée au Mans (Sarthe). Retour sur leurs débuts de basketteuses, où déjà Guillaume Coulbault et Jean-François Alisse les avaient repérées.

Ce n’est pas bien grand mais qu’est-ce que ça sent bon le basket. Situé à moins de trois kilomètres du Mans, Coulaines en a vu passer dans sa mythique salle Marius-Guillotin. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’il y a du talent à chaque km² dans cette petite ville de 7 500 âmes.

Pour ne citer qu’eux, Jérémy Leloup, Paul Rigot, Pierre-Étienne Drouault ont tous débuté aux JS Coulaines avant de s’affirmer chez les professionnels. Même la jeune retraitée, Élise Prodhomme, a fait ses premières gammes au « Cosec » jusqu’à connaître l’Europe avec Angers. Mais s’il y en a bien deux qui font la fierté de tout un club, c’est Alexia Chartereau et Iliana Rupert.

photo comme ici à strasbourg lors du championnat d’europe, la connexion entre les deux sarthoises fonctionne toujours aussi bien.  ©  julien bacot/ffbb

Comme ici à Strasbourg lors du championnat d’Europe, la connexion entre les deux Sarthoises fonctionne toujours aussi bien. Julien Bacot/FFBB

« On nous prenait pour des fous mais on a réussi »

La première a été élue meilleure joueuse de Ligue féminine de basket (LFB) cette saison tandis que la deuxième a remporté le titre de meilleur jeune en LFB et en EuroLigue. Voilà pour le pedigree de ses deux joueuses qui ont éclos à Coulaines. « Nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne, mais c’est vrai qu’il en faut pour commencer. Le mérite leur revient entièrement », dit Jean-François Alisse, l’un des entraîneurs qui les a pouponnées à leurs débuts en Sarthe.


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« Simplicité, humilité et travail, c’est cela la recette des JS Coulaines. Tout le monde peut réussir à sortir des professionnels, il faut juste aller au bord du terrain et s’y atteler. Sauf qu’à cet âge-là, ce n’est pas facile mais Iliana et Alexia se sont accrochées. Et ce même s’il y avait un vieux c.. au bord du terrain en train de leur dire de ne pas faire comme cela… Mais grâce à leur force de caractère qu’on a décelée et qu’on a titillée, elles ont continué à jouer pour devenir meilleures. À Coulaines, on a été dans les premiers clubs à faire deux, trois voire quatre entraînements par semaine. On nous prenait un peu pour des fous, mais on a réussi. »

photo toute petite déjà, iliana rupert était au-dessus du lot.  ©  dominique breugnot

Toute petite déjà, Iliana Rupert était au-dessus du lot. Dominique Breugnot

« Des personnes solaires »

Une réussite presque naturelle pour ces deux jeunes filles. Respectivement âgées de 22 et 20 ans, Alexia Chartereau et Iliana Rupert ne sont pas arrivées en même temps à Coulaines mais leur trajectoire a toujours été intimement liée. Comme Jean-François Alisse, Guillaume Coulbault a suivi de près leur évolution à Coulaines et en sélections départementales.

photo coach emblématique de coulaines, guillaume coulbault a suivi de près l’évolution d’alexia chartereau et d’iliana rupert.  ©  dominique breugnot et théo quintard

Coach emblématique de Coulaines, Guillaume Coulbault a suivi de près l’évolution d’Alexia Chartereau et d’Iliana Rupert. Dominique Breugnot et Théo Quintard

« Ce sont des personnes solaires, elles rayonnent et elles ont une certaine aura, explique le salarié du comité de la Sarthe. C’est d’ailleurs ce qui les caractérise toutes les deux. Mais elles ne sont pas arrivées à un tel niveau par hasard : il faut un peu de talent et aussi beaucoup de travail. Quand elles ont compris qu’il y avait quelque chose à faire, elles s’y sont investies à fond. Lorsque vous connaissez les familles, vous vous rendez rapidement compte qu’elles ont des prédispositions physiques incroyables. »

photo thierry rupert et ses enfants, iliana et rayan.  ©  dr

Thierry Rupert et ses enfants, Iliana et Rayan. DR

Car dans les deux clans, le basket est presque religion. Chez les Rupert, le père Thierry a une belle carrière, faisant notamment les beaux jours du MSB entre 2009 et 2011. Avant de décéder tragiquement des suites d’un coma artificiel en février 2013. La maman, Elham, est elle professeure de gestion. Le petit dernier, Rayan (né en 2003), semble lui aussi destiné à un bel avenir puisqu’il est pensionnaire du pôle France basket-ball et régulièrement appelé en équipe de France jeunes, comme sa grande sœur quelques années auparavant.

Chez les Chartereau, la maman, Sylvie, a été internationale junior et a joué jusqu’en première division, au SC Moderne à Bordeaux. Elle a ensuite été vice-présidente des JS Coulaines de 2005 à 2019 alors que le papa, Rolland, jouait régionale à 59 ans, jusqu’en 2019-2020 !

photo alexia chartereau a fait toutes ses gammes à coulaines avant de rejoindre l’insep.  ©  dr/famille chartereau

Alexia Chartereau a fait toutes ses gammes à Coulaines avant de rejoindre l’Insep. DR/Famille Chartereau

C’est dire si c’est une famille passionnée de basket, mais cela ne s’arrête pas là… Toutes les deux basées à Montauban, ses deux grandes sœurs, Marion et Nina, continuent de jouer en pré-nationale à Montech. Passée par le centre de formation de l’USO Mondeville, Marion a été jusqu’en NF1 alors que Nina a évolué en NF2 à Coulaines. Elle est aujourd’hui éducatrice de jeunes enfants alors que Marion est infirmière libérale.

« À la maison, quand elle a quelque chose à dire, elle se fait entendre, explique Marion, l’aînée de la fratrie. C’est un peu la cheffe du clan alors que c’est la plus petite. Elle a toujours été protégée et elle a son petit caractère. C’est un peu cette âme de leader qui se voit dans son basket. Mais avec ma fille de 2 ans, c’est une vraie tata poule, elle est très protectrice. »

photo dans les bureaux du club, tout en haut du cosec, trônent leurs premiers maillots en équipe de france jeune.  ©  théo quintard/ouest-france

Dans les bureaux du club, tout en haut du Cosec, trônent leurs premiers maillots en équipe de France jeune. Théo Quintard/Ouest-France

Sur un terrain de basket, en revanche, pas question de faire de cadeau. Car d’un basket plaisir, les deux compères en ont rapidement fait un objectif. Elles pouvaient être joviales, souriantes en dehors des terrains mais dès qu’elles rentraient sur le parquet, elles étaient déterminées dans ce qu’elles faisaient.

« Complicité, amitié et réussite, c’était cela leur recette »

« Les définir séparément en un mot ? Je suis obligée de les caractériser ensemble car c’est ce qui a fait leur force à un moment donné, répond Jean-François Alisse, aujourd’hui salarié à la mairie de Coulaines avec Sylvie Chartereau. Complicité, amitié et réussite, c’était cela leur recette. Quand on les avait ensemble, on était imbattables et les équipes adversaires se demandaient comment elles allaient faire pour défendre. Elles ont un peu le même caractère car ce sont des joueuses humbles. Combien de fois devant la télé, je leur ai dit de jouer pour elles. C’est une éducation et c’est l’une de leurs qualités. Quand on voit des petits gestes techniques et on se dit « tiens, j’y ai passé un bout de temps » et c’est une forme de satisfaction, car on a participé à leur formation. Cela prouve qu’on n’était pas si nul que ça. Alexia a le pif. Elle a ce côté un peu insolent car elle me sortait de ces choses parfois… À chaque fois, je me tirais les cheveux mais c’était une réussite. »

photo jean-françois alisse et sylvie chartereau dans la salle marius-guillotin, l’antre des js coulaines.  ©  théo quintard/ouest-france

Jean-François Alisse et Sylvie Chartereau dans la salle Marius-Guillotin, l’antre des JS Coulaines. Théo Quintard/Ouest-France

« Des joueuses qui font peu d’erreurs »

Si à Coulaines, c’était un peu les deux tours infernales, elles évoluent aujourd’hui dans deux registres différents, bien qu’elles soient toutes les deux intérieures. Alexia Chartereau dispose d’une vaste palette offensive et sait à peu près tout faire alors qu’Iliana Rupert va être très forte sur le poste 5. « Ce sont également des joueuses qui jouent très juste et qui font peu d’erreurs, ajoute Guillaume Coulbaut. Et c’est ce qui les a aidées à être efficaces très tôt, dans la lecture du jeu, elles ont un QI au-dessus de la moyenne malgré leur jeune âge. »

photo à bourges, iliana rupert et alexia chartereau ont notamment remporté la coupe de france en 2019 à bercy.  ©  dominique breugnot

À Bourges, Iliana Rupert et Alexia Chartereau ont notamment remporté la Coupe de France en 2019 à Bercy. Dominique Breugnot

Coulaines, le Centre fédéral et Bourges… Elles se sont toujours suivies. À chaque fois, Iliana Rupert a rejoint Alexia Chartereau, avec quelques années de retard.

Mais demain, après les Jeux olympiques, les deux Sarthoises n’arboreront plus la même tunique puisque Alexia quittera le Cher, où elle jouait depuis cinq ans, pour l’Asvel féminin. « Ce sera la première fois qu’elles s’affronteront », affirme Sylvie Chartereau. Mais avant, il y a encore une médaille olympique à aller chercher, ensemble.

 
Théo QUINTARD.    Ouest-France  

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