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JO Basket. Iliana Rupert, une première de cordée à Tokyo... |
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Iliana Rupert, 20 ans et à quelques jours de ses premiers JO... © Julien Bacot / FFBB
En compagnie d’Alexia Chartereau, Iliana Rupert s’apprête à disputer son premier tournoi olympique à Tokyo, du 27 juillet au 8 août 2021. Avec une certaine insouciance mais l’envie de bien faire. « Je me répète en boucle que je vais aller au village olympique mais je ne m’y fais pas », explique-t-elle à Ouest-France.
Elles y sont presque. Enfin, encore un peu loin. À Oshino depuis la mi-juillet, les Sarthoises Alexia Chartereau et Iliana Rupert sont à 113 kilomètres du village olympique. Pourtant, la meilleure jeune de LFB et d’EuroLeague a encore du mal à réaliser.
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« Je me le répète en boucle »
« L’information n’arrive pas à rentrer dans mon cerveau, avoue l’intérieur berruyère de tout juste 20 ans. Je me répète en boucle que je vais aller au village olympique mais je ne m’y fais pas. Beaucoup d’athlètes posent devant les anneaux olympiques et me dire que je vais moi aussi avoir cette photo… C’est difficilement imaginable. » Alors pour faire passer le temps, certaines organisent des concours de fléchettes pendant que d’autres se défient à Mario Kart, à Fortnine et même à FIFA. Compétitrices donc, même en dehors des terrains…

Iliana Rupert, avec Alexia Chartereau, à l’aéroport Julien Bacot / FFBB
A Tokyo, la fille du regretté Thierry Rupert pourra compter sur les conseils prodigués par Alexia Chartereau, elle aussi passée par les JS Coulaines. Après une désillusion en finale du championnat d’Europe contre la Serbie (63-54) en juin dernier, Iliana Rupert est venue se ressourcer à Coulaines. Et même y faire quelques séances, au gymnase Marius Guillotin avec Guillaume Coulbaut.
« Une hargne supplémentaire »
« Collectivement, on va se pousser vers le haut, affirme la grande sœur de Rayan. L’échec en finale de l’Euro sera dans un coin de nos têtes et on ne voudra pas reproduire les mêmes erreurs. Cela va nous donner une hargne supplémentaire pour décrocher de belles choses. »
Et la clef sera encore l’adaptation. Outre des mesures sanitaires strictes, la bande de Valérie Garnier devra jouer leur rencontre à des horaires inhabituels. « Grâce ou à cause de la Covid-19, on est prêtes à tout vivre », résumé Alexia Chartereau. La première contre le Japon se déroulera à 10 h (3h en France) alors que la deuxième contre le Nigéria aura lieu à 17h20 (10h20 en France).
« C’est une belle préparation pour la suite », reprend Iliana Rupert à propos de leurs deux derniers matches amicaux contre Porto-Rico (victoire 95-62) puis contre le Canada (défaite 80-76). Surtout dans un nouveau format avec trois poules de quatre où chaque match vaudra son pesant d’or…
En quête d’une première médaille olympique après cinq finales européennes de suite, les tricolores entament « leur deuxième mi-temps de l’été », dixit la sélectionneuse Valérie Garnier. « Malgré la défaite contre le Canada pour notre dernière rencontre amicale, c’est un bon match d’avant JO, enchaîne-t-elle. C’est ce niveau-là qu’il faut avoir. Le Canada nous offre plus de dureté qu’au championnat d’Europe. Il nous manque un peu de réussite mais il y a des séquences très intéressantes. »
Des anneaux plein les yeux, Ilana Rupert entamera sa première campagne olympique, trois mois après avoir été draftée par les Las Vegas Ace à la 12e place…