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Auto. Formule 3 : Dams a mesuré le chemin qui restait à parcourir vers les avant-postes... |
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MatÃas Zagazeta a permis à Dams de terminer sur une bonne note grâce à sa quatrième place de la course sprint, à Monza (Italie). © Dams
Cette première saison en Formule 3 était celle de l’apprentissage pour l’écurie sarthoise Dams. Les données accumulées devraient lui permettre de viser le milieu de tableau en 2026.
Ce n’était pas une victoire, mais c’était tout comme pour David Hache et l’écurie Dams. Pour sa première saison en Formule 3, l’écurie sarthoise a souvent galéré, mais la quatrième place de la course sprint obtenue par MatÃas Zagazeta à Monza (Italie), samedi 6 septembre 2025, a permis de clore la saison sur une bonne note.  La P4 de Matias restera comme un moment fort de la saison. On a eu le sentiment de concrétiser le travail de tout le monde. C’était presque comme fêter une victoireÂ
, raconte le directeur technique de Dams.
En 2025, Dams a remplacé sur la grille de F3 l’écurie Jenzer Motorsport, avec une forte expérience de la Formule 2 (créée en 2017 pour succéder au GP 2).  C’est un enjeu stratégique à long terme, pour fait grossir l’équipe, faire grandir les compétences, rappelle David Hache. On a davantage de budgets avec deux programmes, qu’un seul. Cela permet de développer le simulateur etc. Mais aussi de se créer un vivier de pilotes, avec une intégration plus facile vers la F2.Â
David Hache : « On a beaucoup progressé »
L’expérience de la F2 n’a toutefois pas permis à Dams d’éviter la case apprentissage lors de cette saison 2025, avec une dixième et dernière place au classement des constructeurs.  On mesure le chemin à parcourir avant de rejoindre ceux qui sont aux avant-postes, et qui connaissent déjà très bien le produit Formule 3. S’ils gagnent en étant là depuis des années, ce n’est pas en faisant des vÅ“ux pieux. Cela nous pousse à rester humble.Â
L’écurie sarthoise a souffert en 2025 du  manque d’expérience, du manque de données dans la catégorieÂ
, reconnait David Hache.  C’est le cas sur la pression des pneus par exemple. On a simulé le plus possible, mais ce n’est pas suffisant. Avoir désormais des données fraîches va beaucoup nous aider.Â
Car ce qui était acquis en F2 ne pouvait être reporté automatiquement en F3.  Les catégories n’ont pas été pensées de manières identiques. Par exemple, les F3 vont plus vite en virage que les F2, car leur taille est plus petite. Les pneus, Pirelli, n’ont pas à tenir la course entière en F2, alors que la F3 ils durent toute la course. Les tendances sont donc faussées.Â
C’est fort de cette expérience et ce savoir nouveau que Dams peut se projeter vers 2026, avec un trio de pilotes qui reste à annoncer.  On a beaucoup progressé. L’objectif était d’apprendre et de progresser. L’an prochain, l’idée est de se rapprocher du milieu de tableauÂ
, conclut David Hache.