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24 Heures du Mans. Pass sanitaire : le circuit se plie aux restrictions contre le Covid-191 |
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Il faut montrer patte blanche pour entrer dans l’enceinte du circuit. © Le Maine Libre
La course automobile des 24 heures du Mans, les samedi 21 et dimanche 22 août 2021, est contrainte par les restrictions sanitaires engendrées par la pandémie de covid-19. L’organisation et les spectateurs ont donc dû s’adapter.
Qu’est-ce que c’est que ce merdier
, interpelle l’un des spectateurs. Ça fait 53 ans que ce monsieur se rend tous les ans aux 24 heures du Mans. À l’entrée est, à côté du terminus du tramway Antarès, une grande arche colorée souhaite la bienvenue au public. Ensuite, il déambule le long des barrières qui se dressent sous la forme de serpentins, ce qui en agace plus d’un : Les gens se plaignent du labyrinthe. Hier je me suis même fait reprendre par quelqu’un qui travaille à l’ACO (Automobile club de l’Ouest) »,
déplore un des agents d’accueil qui n’ont rien décidé de cette organisation.
Des problèmes de QR code
Les contrôles du pass sanitaire à l’entrée ne laissent pas indifférent. C’est un peu gonflant
, déplore Didier Beury, venu du Maine-et-Loire (49). C’est logique vu la situation, même si c’est contraignant pour tout le monde
, confie Philippe Besnehard de Seine-et-Marne. Celui-ci aurait été prêt à tout pour pouvoir venir : S’il avait fallu se couper un bras, je l’aurais fait.

Les pass sanitaires sont contrôlés avec rigueur à l’entrée. Le Maine Libre
Pour entrer dans l’enceinte du circuit, il est nécessaire d’avoir un pass sanitaire valide, présenté sous la forme d’un QR code. Certaines personnes se sont bien fait tester, mais n’en possèdent pas. D’autres ont un QR code mais qui ne passe pas à la machine, les photocopies n’étant pas forcément reconnues. On vient vaccinés, et la machine ne détecte pas le QR code. Ce n’est plus un décodeur, c’est un déconneur
, affirme Jean, un Manceau qui suit la course au circuit au moins depuis 1969.
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Un centre de tests aux entrées est et annexe
Toutes ces personnes sont réorientées vers le CSO (Contrôle sanitaire obligatoire) du MMArena. Si le test n’est plus valide, des stands de rattrapage sont prévus au niveau des entrées est et annexe du circuit. Celui du côté d’Antarès effectue des tests nasopharyngés. Pour l’instant, aucun cas positif n’a été recensé pour les deux premiers jours des essais. Il est ouvert en continu pour la course des 21 et 22 août 2021.

Un centre de tests antigénique « de rattrapage » aux abords du circuit. Le Maine Libre
Des efforts importants sont faits à tous les étages pour que le coronavirus ne continue pas de se répandre, et encore moins lors de cet événement international. Outre les contrôles stricts aux entrées, d’autres agents sont chargés de vérifier le port du masque, obligatoire dans toute l’enceinte du circuit. Les consignes à ce sujet ne sont pas forcément claires, certains agents, pas au courant, ne se sentent pas vraiment légitimes pour effectuer ces contrôles.
Des partenaires importants dans la lutte anti Covid-19
En plus de ce rappel des règles sanitaires par les agents d’accueil, l’ACO a également établi un partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS) le temps de l’événement. Leur mission depuis le début de la pandémie est triple : dépistage, prévention et vaccination. L’ARS réalise donc des opérations en ce sens pendant les 24 Heures. Le but est avant tout de répondre aux interrogations des gens.

Les règles sanitaires sont rappelées devant chaque tribune autour du circuit. Le Maine Libre
Une équipe de sept membres de l’agence est dépêchée sur place : un responsable et un binôme sur le stand dans le village des 24 heures, et deux binômes qui circulent dans le circuit pour réaliser de la prévention directe auprès des gens, leur rappeler les gestes barrière pendant l’événement. Et en plus de venir en aide aux agents d’accueil, l’ARS est également venue en renfort de Laborizon Maine Anjou pour la grande opération de dépistage qui avait lieu vendredi.
+ 24 Heures du Mans. Pass sanitaire : des centres de test de dépistage du covid-19 autour du circuit
Le laboratoire est partenaire des 24 Heures du Mans et a mis en place un centre de dépistage au MMArena pour tous ceux qui travaillent dans l’enceinte du circuit. Dimanche et lundi dernier, ce sont près de 2 000 personnes qui ont été testées chaque jour. On travaille sur le sujet depuis janvier
, précise Sophie Chalmin, directrice du laboratoire Maine Anjou.Au final, on voulait que ce soit le plus simple et le moins contraignant.
De quoi profiter des 24 heures dans les meilleures conditions (sanitaires) possibles.
Le cas des spectateurs étrangers
Si le pass sanitaire a pu rentrer dans les mœurs en France, ce n’est pas nécessairement le cas pour les spectateurs étrangers. Ceux-ci sont pourtant soumis aux mêmes restrictions sanitaires : présentation d’un test négatif de moins de 72 heures. Et Sophie Chalmin, directrice du laboratoire Laborizon Maine Anjou, l’affirme : On a bien dû expliquer le système aux étrangers.
C’est d’ailleurs un des points de tension à l’entrée pour les agents d’accueil. Les étrangers rouspètent à cause du QR code qui est exigé
, nous dit-on. Ils ont des tests, mais sans le code.
Cette mésaventure est arrivée à Pedro Da Cunha Fereira. En provenance de Leira au Portugal, c’est la cinquième fois qu’il vient aux 24 Heures. J’ai un test négatif de moins de 72 heures mais je n’ai pas le code.
Il est tout de même surpris puisqu’il avait pu entrer de l’autre côté avant.
Mais il s’est finalement résigné : Il faut suivre les règles.
Pour la course samedi, le rendez-vous a déjà été pris pour un nouveau test en pharmacie.
et bien ce sera sans moi, grosse économie cette année car pas de billet d'entrée à acheter. Boycott complet aussi bien physique que télévisuel. Prenez tous soin de vous dans le respect des gestes barrières. Quel hypocrisie ce pass sanitaire? Tu l'as, tu peux contaminer en toute l'égalité, quelle honte... bonne journée à tous