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24 Heures du Mans. Les commissaires de piste au cœur de l’action... |
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L’équipe de commissaires de piste du virage du karting se considère avant tout comme une bande de copains. © Ouest-France
Indispensables au déroulement de la course et à sa sécurité, les commissaires de piste sont les travailleurs de l’ombre des 24 Heures du Mans. Expérimentés et soudés, ils forment un véritable village au cœur du circuit, pendant toute la semaine précédant la course.
On avait hâte que ça reprenne ! On est contents de se retrouver entre potes et de passer la semaine ensemble.
Christian Corbin, 69 ans dont près de la moitié passés en tant que commissaire de piste sur les 24 Heures du Mans (Sarthe), savoure ces moments avec ceux qui sont devenus bien plus que des collègues, des véritables amis. Postée au niveau du virage du karting, à la sortie du virage Porsche, l’équipe de bénévoles veille au grain pour la sécurité des pilotes, dès la journée Test organisée ce dimanche 15 août 2021.
Nos fonctions concernent surtout la sécurité des pilotes, décrit Christian Corbin. On est en relation directe avec la direction de course. S’il y a un accident, on signale l’état du pilote mais on n’y touche pas. On s’occupe aussi d’éteindre d’éventuels débuts d’incendies, de nettoyer la piste si besoin, de faire la signalisation avec les différents drapeaux, etc.
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Des équipes soudées
L’équipe de commissaires dont fait partie Christian Corbin est pour le moins soudée. Tant mieux, car ils vont passer toute la semaine ensemble, et même dormir sur place. C’est un véritable village dans le circuit, explique-t-il. On se débrouille nous-même, on fait nos propres provisions, on s’organise entre nous.
Malheureusement, cette année, avec les restrictions sanitaires et surtout le report de la course au mois d’août, tous les habitués n’ont pas pu venir. En temps normal on est trente-six dans l’équipe mais là on n’est plus que vingt-deux, regrette Christian Corbin. Certains sont partis en vacances, d’autres sont en poste sur des courses plus proches de leur domicile.
Originaire du Mans, Christian Corbin a grandi à 500 mètres du circuit. Sa passion pour le sport automobile ne date donc pas d’hier. Je suis tombé dans la marmite tout petit, comme Obélix, s’amuse-t-il. Si je fais ça, c’est par passion, bien sûr, mais aussi pour retrouver mes copains.
Pour devenir commissaire en 1988, Christian Corbin a suivi une formation comprenant des simulations de différentes situations pouvant arriver en course, apprendre à se servir et à courir avec un extincteur, savoir gérer la signalisation avec les différents drapeaux, et c’est tout. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir, souligne-t-il. Il y a d’abord un examen écrit. Après, on reste pendant un an commissaire stagiaire, en étant encadré et avec moins de responsabilités. Ensuite seulement, on devient vraiment commissaire de piste.
Des commissaires bien mieux équipée qu’au début
Une bonne chose au niveau de la sécurité pour Christian Corbin, qui remarque d’ailleurs de nombreux changements dans ce domaine depuis ses débuts. On est beaucoup mieux équipés, décrit-il. La piste est plus sûre et surtout les pilotes sont mieux protégés. Et puis il y a moins d’amateurisme également.
Alors qu’il prend son poste à 11 h ce dimanche 15 août, Christian Corbin n’a pas le temps de chômer. Un drapeau rouge neutralise la session à 11 h 03, puis un autre à 11 h 30 et encore un juste après midi. Dans cette situation, les voitures sont limitées à 60 km/h et doivent rentrer aux stands
, explique-t-il.
Enthousiaste, il veut continuer ainsi au moins jusqu’en 2023, à l’occasion de l’édition du centenaire. Ancien cuisinier au centre hospitalier du Mans, retraité depuis neuf ans, il officie également lors des sessions de roulage sur le circuit Bugatti en moyenne trois fois par semaine. Un rythme intense, mais tant que la passion et la convivialité sont là, tout est plus agréable.
Essais avec public mercredi 18 août, de 8 h 30 à minuit, jeudi 19, de 9 h à minuit et vendredi 20 août 2021, de 9 h à 20 h 30. La course avec public, samedi 21 et dimanche 22 août, à partir de 9 h. Départ et arrivée prévus à 16 h. Il reste des places. Pour les tarifs, consulter le site de l’ACO.