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24 Heures du Mans. La course sans la fête... |
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Les Portugais José et Lucie ont revêtu leurs habits de fête pour leurs retrouvailles avec les 24 Heures du Mans. © Photo Le Maine Libre
Après une année au « régime sec » avec une édition à huis clos en raison de la pandémie de covid-19, le public a retrouvé les 24 Heures du Mans ce samedi 21 août 2021. Du sport… sans la fête !
Il vaut mieux une petite édition que rien du tout !
Cédric, 45 ans, n’a pas encore tout à fait digéré le huis clos de la précédente édition, lui qui vient aux 24 Heures du Mans depuis l’âge de 5 ans.
La première fois que je suis venu ici, c’était avec mon père. Et depuis trente ans maintenant, je n’ai pas raté une seule édition
, poursuit cet habitant de Guécélard.
L’année dernière, il a bien fallu se résoudre à regarder la course à la télévision… mais les odeurs et le bruit lui ont manqué ! Être ici, c’est juste magique, ça me donne des frissons rien que d’entendre le bruit des moteurs.
+ DIRECT. 24 Heures du Mans : les Toyota en tête de course, bataille intense en GTE

Pour Cédric, ici avec son beau-frère Mathieu, c’est « tout simplement magique d’être là ». Les odeurs et le bruit des 24 Heures lui ont manqué… Photo Le Maine Libre
Une jauge limitée
Cette année, Cédric et son beau-frère Mathieu n’ont pas eu de mal à trouver une bonne place au virage Dunlop. Arrivée sur place dès 9 heures, soit sept heures avant le départ !
Premier constat : il y a nettement moins de monde que d’habitude. Et pour cause : la jauge était limitée à 50 000 places, dont certaines n’avaient pas été vendues moins de deux jours avant le début de la course.

Dans les tribunes, il y a moins de monde que d’habitude. Photo Le Maine Libre
Conditions sanitaires oblige, il y a du grillage partout
, regrette Cédric. Et le village est moins étoffé qu’à l’accoutumée.
+ Pass sanitaire : le circuit se plie aux restrictions contre le Covid-19
Sans rancune
José et Lucie, qui arrivent du Portugal pour assister à l’événement, constatent l’absence d’animations. Celles qui pourtant font la particularité du Mans. Il n’y a ni les autographes, ni l’accès au stand, ni la parade
, regrette Lucie. C’est pourtant ce qui me plaît le plus…

Prévue, la pluie est tombée sur le circuit des 24 Heures à quelques minutes du départ. Photo Le Maine Libre
Sans rancune. Le couple a revêtu pour l’occasion son habit de fête : une tenue faite sur-mesure aux couleurs des 24 Heures du Mans. Madame porte une élégante robe et monsieur un costume avec queue-de-pie, chapeau haut de forme et nœud papillon… le tout confectionné dans un tissu imprimé bleu marine. Du plus bel effet !
J’ai un copain qui a une usine de tissu. Il a imprimé le motif… et la couturière a fait le reste
, explique José.

Les passionnés sont arrivés bien avant le départ de la course. Le Maine Libre
Pour ce passionné de sport automobile, cette édition n’a pas la saveur habituelle. Comme si le cuisinier avait oublié les épices dans le couscous.
Même le café « Chez Jeannine », aux portes du circuit, a fermé bien plus tôt que d’habitude vendredi soir ! La bonne nouvelle, c’est que pour les prochaines 24 Heures du Mans, on va attendre moins d’un an…
, se console José.
En effet, l’édition 2022 est d’ores et déjà programmée pour les 11 et 12 juin.