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24 Heures du Mans. Jim Glickenhaus : « Je serai au Mans l’an prochain… pour un meilleur résultat »... |
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Jim Glickenhaus à l’arrivée des 24 Heures du Mans édition 2021 © Le Maine Libre
Quatrième et cinquième de la nouvelle catégorie Hypercar, derrière les deux Toyota et l’Alpine, la Glickenhaus 708 et la 709 ont relevé le défi de la plus grande course d’endurance au monde ces samedi 21 et dimanche 22 août. Au pied du podium, les Américaines ont révélé une constance intéressante.
À 23h59, ce samedi 21 août 2021, les deux voitures Glickenhaus tournaient toujours sur le circuit des 24 Heures du Mans. Le pari était réussi pour l’écurie américaine qui expérimentait ses premiers pas en endurance cette année, ses Hypercars venaient de montrer qu’elles étaient capables de rouler plus longtemps qu’à Monza, aussi longtemps qu’à Portimao, sans pépin technique.
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En bataille avec l’Alpine dans la nuit
À 1 h 30, dans la nuit noire, la n° 708 créait la surprise en venant chercher, au coude-à -coude avec l’Alpine, le podium de la catégorie reine.
Incroyable bagarre entre deux #Hypercar !
— 24 Heures du Mans (@24heuresdumans) August 21, 2021
l' Alpine A480 #36 et la Glickenhaus 007 LMH #708 au coude à coude pour la 3e place !@glickenhaus @SignatechAlpine #LeMans24 pic.twitter.com/4tIbvEb8BK
Glickenhaus répond aux doutes sur la fiabilité de ses voitures
À 16 heures, ce dimanche, mécaniciens et pilotes se prenaient chaleureusement dans les bras les uns des autres. Jim Glickenhaus, l’homme au chapeau de cow-boy, relâchait la concentration.
La n° 708 et la n° 709 avaient relevé le défi du double tour d’horloge manceau quand beaucoup leur prédisaient l’abandon. Hormis un accrochage en début de course avec la Toyota n° 8, les Glickenhaus ont montré des qualités de course intéressantes… et inattendues.
La plus claire des réponses aux doutes émis sur la fiabilité de la voiture, dont les moteurs, conçus par une entreprise française, avaient été commandés en mars 2020 seulement.
Tellement d’émotions sur cette arrivée, quand vous voy
ez revenir deux voitures avec votre nom sur leur carrosserie. Je n’ai jamais douté de mes voitures. Ce n’est pas une surprise pour moi, ni pour personne dans mon team
, affirmait Jim Glickenhaus au moment du podium.
Un sentiment confirmé par Franck Mailleux, au volant de la n° 708 avec Olivier Pla et Pipo Derani. Parmi l’équipe, nous n’avions pas de doutes sur les capacités des voitures. Ça a été une magnifique aventure. Il y a bien sûr plein de petits détails à régler, notamment sur la gestion de nos pneus et la température de la piste. Mais ce sont des choses que nous allons travailler.
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S’inscrire sur la durée
Car si Glickenhaus avait laissé planer le doute sur ses ambitions en prenant le meilleur temps de la journée test et affiché son envie de s’inscrire dans le long terme dans le championnat d’endurance, des indices venaient ternir cette sérénité toute américaine en interne. Les six pilotes du team n’avaient signé que pour une saison avec le producteur américain.
Ce dimanche 22 août, quelques minutes seulement après le retour des voitures aux stands, le même message était pourtant répété dans le box Glickenhaus.
Nous serons là l’année prochaine ensemble… Et avec de meilleurs résultats.