|
24 Heures du Mans. Duel fratricide chez Toyota... |
1
L’équipage de la Toyota n° 7 espère enfin pouvoir sa revanche. © Photo Le Maine Libre – DENIS LAMBERT
À huis clos, le round d’observation entre les deux Toyota s’est animé au moment de s’enfoncer dans la nuit des 24 Heures ce samedi 19 septembre 2020.
L’équipage de la N° 7 avec Mike Conway, Kamui Kobayashi et José-Maria Lopez a à cœur de prendre sa revanche.
Trois fois 2e en 2019, 2018 et 2017, Kamui Kobayashi entend bien monter cette fois-ci monter sur la plus haute marche du podium dimanche.
En qualification, le Japonais a eu le dernier mot (3’15’’267), battant ainsi son propre chrono de l’année dernière, mais pas son record de 2017 (3’14’’791). Cela va bien finir par arriver : cette année ! », confie Kobayashi. « D’autant plus que c’est la dernière participation de la TS050 aux 24 Heures du Mans. C’est bien dommage qu’il n’y ait pas de spectateurs sur la piste pour lui dire au revoir.
Favori, un statut peu enviable
Être favori, ce n’est pas nécessairement le statut le plus enviable. Surtout aux 24 Heures du Mans. Chez Toyota, la lutte intestine a toujours fini par tourner à l’avantage de la Toyota n° 8 (Buemi, Nakajima, Alonso). L’an passé, la n° 7 (Kobayashi-Lopez-Conway) qui était en tête de la course a dû effectuer deux passages aux stands pour sa crevaison en fin de course.
Un problème de capteur a induit l’équipe en erreur. Après s’être déjà inclinée l’année précédente face à la voiture sœur, la Toyota pilotée par José Maria Lopez (n° 7) aurait bien mérité la victoire.
J’ai remporté trois titres mondiaux mais Le Mans a toujours été mon rêve », explique José Maria Lopez. « Gagner cette course serait le point culminant de ma carrière. Je suis dans la meilleure équipe, la TS050 HYBRID est une machine incroyable et j’ai les meilleurs coéquipiers donc la cible est clairement le centre du podium. Mais Le Mans est si difficile…
Sur le podium d’arrivée, Fernando Alonso eut le succès modeste, reconnaissant la victoire morale de l’autre TS050. Chez Toyota où l’on a essuyé par leur passé des échecs à répétition, le plus cruel de l’histoire de la course est celui de 2016 lorsque le Japonais Nakajima échoua dans son dernier tour.
« Fatigué d’être second au Mans »
Le Britannique Mike Conway n’a pas oublié : Je suis fatigué d’être second au Mans ! Le Mans est une course si spéciale à cause de toute son histoire mais aussi de la difficulté pour la gagner.
Cette année, même si les organisateurs ont mis en place une balance de performance qui doit permettre d’équilibrer au maximum le potentiel de performance des voitures à technologies hybrides (comme les Toyota) et non-hybrides, les Toyota avaient repris la direction des opérations hier soir, avec la n° 7 devant la n° 8… À un tour.
Après un problème de refroidissement, l’équipe Toyota a profité d’un safety-car (15’), causé par la violente sortie de la LMP2 de Tristan Gommendy, pour résoudre un problème de freins.
Une intervention d’autant plus salutaire que la pluie pointait le bout de son nez.
+ 24 Heures du Mans. La Bykolles abandonne
+ 24 Heures du Mans. On a volé à bord du dirigeable Goodyear
+ Le Mans. 24 Heures sans public : les restaurateurs presque au point mort
+ 24 Heures du Mans. Les premières heures de course en images