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24 Heures du Mans. Audi le come-back... |
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Audi a remporté à 13 reprises les 24 Heures du Mans en 17 participations. © archives
Vainqueur à 13 reprises des 24 Heures du Mans, absent depuis 2016 en endurance, le constructeur allemand a annoncé qu’il travaillait activement sur un projet LMDh, la future catégorie reine.
L’histoire est un éternel recommencement. En 1999, lorsqu’Audi s’était engagé au départ des 24 Heures du Mans, nul ne savait que le constructeur allemand inscrirait son nom à 13 reprises au palmarès de la classique mancelle. De 2000 à 2014, la marque aux quatre anneaux a dominé sans relâche ou presque, ne laissant que des miettes à la concurrence incarnée par Bentley ( !) et Peugeot.
Mais à partir de l’arrivée de Porsche en catégorie LM P1 hybride en 2014, Audi était quasiment rentré dans le rang, quittant finalement la scène du championnat du monde d’endurance (FIAWEC) à la fin de la saison 2016 en laissant un grand vide au sein d’une discipline que la firme germanique avait largement contribué à populariser.
Engagé en Formule E (monoplaces à moteur électrique), Audi était parti explorer d’autres voies, privilégiant aussi la filière clients mais tout en gardant une cellule de veille sur le thème de l’endurance.
L’annonce de Julius Seebach, le directeur d’Audi Sport GmbH (successeur désigné de Dieter Gass qui lui-même avait remplacé le Dr Wolfgang Ullrich), dans un communiqué, a fait l’effet d’un tremblement de terre aux abords du circuit des 24 Heures du Mans. En refermant le chapitre de la Formule E à l’issue de la saison 2021, Audi marque clairement son appétence pour l’endurance en affirmant préparer un retour au Mans. « Nous nous préparons intensivement à nous engager dans la nouvelle catégorie LMDh, avec des courses majeures comme les 24 Heures de Daytona et les 24 Heures du Mans. Le message important à adresser à nos fans est que le sport automobile continuera à jouer un rôle important chez Audi. »
Avec Alpine, Toyota, Peugeot…
Cette annonce d’Audi ouvre des perspectives intéressantes pour l’endurance qui ces dernières saisons avait marqué le pas, laissant Toyota un peu esseulé, alors que l’avènement d’une nouvelle réglementation peinait à voir le jour.
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Avec cette annonce du retour d’Audi dans la course, alors qu’Alpine a dévoilé ses intentions, que Peugeot débarquera un projet Hypercar en 2022, que Toyota sera en piste dès le printemps prochain avec sa nouvelle Hypercar, que Porsche réfléchit sérieusement à s’investir dans le LMDh, l’endurance retrouve de sa superbe quelque peu perdue au fil du temps. D’autant que de l’autre côté de l’Atlantique, Acura pourrait aussi se montrer intéressé par ce type de prototypes dont les principes reposent sur trois fondements : des coûts raisonnables (1 million d’euros sans moteur), un design propre afin de permettre aux constructeurs de mettre en valeur sa propre marque et l’utilisation d’un système hybride. Des principes que maîtrise largement la firme allemande, elle qui a gagné les 24 Heures du Mans avec une motorisation diesel en 2006 avec l’Audi R10 Tdi et qui fut le premier constructeur a remporté Le Mans avec une motorisation hybride en 2012 avec l’Audi R18 e-tron quattro.
Pour l’heure, Audi n’a pas dévoilé les contours de l’élaboration de son programme LMDh. Selon nos informations, il pourrait avant tout s’agir d’un programme de compétition clients, Audi ne servant que de support technique pour exploiter le ou les prototypes.