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Formation, recherche, innovation… comment Le Mans espère-t-elle devenir « capitale du son » ?... |
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Lors d’un concert dans une chambre semi-anéchoïque pendant la première biennale du son, au Mans (Sarthe). © Ville du Mans
En répondant à l’appel à projets France 2030 – pôles territoriaux d’industries culturelles et créatives, Le Mans (Sarthe) souhaite devenir une véritable « capitale du son », au rayonnement national, voire international. Mais quels sont les atouts que la ville sarthoise peut faire valoir ?
Alors que doit s’ouvrir, du 17 au 24 janvier 2026, la 4e biennale internationale du son, Le Mans porte une ambition plus large : devenir « capitale du son ». Pour ce faire, la ville a déposé le 15 octobre 2025 son dossier pour l’appel à projets France 2030 – pôles territoriaux d’industries culturelles et créatives. Un plan d’investissement de 54 milliards d’euros porté par l’État qui vise notamment la création de nouvelles filières industrielles et technologiques.
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« Tout ce savoir-faire qu’on a sur le territoire depuis une quarantaine d’années a commencé à être structuré pour Le Mans sonore. La première édition de la biennale a été l’occasion de faire travailler tous les acteurs ensemble », rappelle Fabienne Lagarde, vice-présidente de Le Mans Métropole en charge de la recherche et l’innovation. On peut, ici au Mans, être l’un de ces pôles territoriaux, à savoir un territoire qui se spécialise et devient visible au niveau national, voire européen ou international. »
France 2030 vise à sélectionner une quinzaine de ces pôles. Le Mans a passé la première phase avec succès. En plus de 1 300 emplois et plus de 90 millions d’euros de chiffre d’affaires autour des métiers du son, le territoire forme chaque année plus de 700 étudiants.
Laboratoire de recherche de pointe en acoustique, écoles, centre de transfert technologique… « nous avons déjà tout l’écosystème et toutes les composantes indispensables à ce type de pôle : la formation, la recherche et on commence à avoir des start-up », appuie Fabienne Lagarde.