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Villeneuve-en-Perseigne. Les logements vacants désormais taxés... |
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André Trottet, maire, au centre, en présence des membres du conseil municipal. © Le Maine Libre
Trop de logements restent inoccupés dans la commune. Afin d’inciter les propriétaires à vendre ou à louer, le conseil municipal a décidé de taxer les logements vacants.
À l’ordre du jour du conseil municipal, lundi 19 septembre 2022, présidé par André Trottet, maire, le nombre de logements vacants sur l’ensemble du territoire, l’aménagement du carrefour Les Brosses D 311, dans la commune déléguée de Saint-Rigomer-des-Bois et la réhabilitation de l’ancien commerce dans la commune déléguée de la Fresnaye-sur-Chédouet, en boulangerie-pâtisserie, après son acquisition par la commune.
« Il faut bien reconnaître que ce sont de véritables verrues dans notre paysage rural »
« Le nombre de logements vacants dans nos communes est estimé à une centaine. Malgré des opérations programmées d’amélioration de l’habitat (Opah) au cours de notre précédent mandat, seuls quelques dossiers ont été instruits. Et aujourd’hui, nous constatons un nombre important de logements vacants qui se dégradent au fil des années, pour ne pas dire qu’ils deviennent des ruines qui dans le temps échappent à toutes chances de réhabilitation » présente André Trottet. « En commission nous avons examiné une mesure pour inciter les propriétaires fonciers à mettre un terme à cette dévalorisation de leur patrimoine. Et je propose d’instaurer une surtaxe d’un montant de 40 € sur la taxe foncier bâti, afin d’inciter chacun des propriétaires de logements vacants à les mettre sur le marché locatif ou à la vente. Une taxe qui se chiffrera à environ 4 000 € de recettes pour notre collectivité », explique le maire. Qui souligne : « Il faut bien reconnaître que ce sont de véritables verrues dans notre paysage rural ».
Sécurité routière : vitesse allégée au carrefour
Une proposition adoptée à l’unanimité par le conseil municipal : l’aménagement du carrefour au lieu-dit Les-Brosses, D 311, dans la commune déléguée de Saint-Rigomer-des-Bois. « Le carrefour est en partie sur notre collectivité et celle de Saint-Paterne-Le Chevain. Depuis quatre ou cinq ans, une étude a été menée sur son aménagement, sa dangerosité à la fois par la circulation automobile, mais aussi pour les piétons à hauteur de l’abri d’autobus. Cependant, le conseil départemental se refuse à la mise en œuvre d’un aménagement. Je vous propose un aménagement de ces lieux avec panneaux de police de limitation de vitesse à 50 km/h, en remplacement de ceux existants à 70 km/h, avec la proposition d’une étude de faisabilité et de proposition d’aménagement par le cabinet Atesart. La commune de Saint-Paterne-le-Chevain accepte de participer aux frais à hauteur d’un tiers », explique le maire. Après débat, le conseil municipal a adopté cette résolution à l’unanimité.
Commerce
Après acquisition par la collectivité de l’ancien commerce de boucherie-charcuterie, le projet de boulangerie-pâtisserie nécessite une réhabilitation. « Nous avons fait établir des devis pour la réhabilitation de cet ancien commerce. Le montant s’élève pour plusieurs corps de métiers à hauteur de 44 096 € HT ».
Le maire souhaite faire établir d’autres devis, « mais aujourd’hui en raison de la demande, les entreprises sont difficilement joignables ». Une subvention de 40 000 € est sollicitée auprès du Département, au titre de « dernier commerce de proximité ».