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« Un risque de légionellose » : un abattoir du pays d’Ancenis à nouveau dans le collimateur de la préfecture... |
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La société Volailles de Saint-Mars se situe, comme son nom l’indique, à Saint-Mars-la-Jaille (Vallons-de-l’Erdre) et employait, en 2022, entre 20 à 49 salariés. © Ouest-France
À Saint-Mars-la-Jaille, au nord du pays d’Ancenis, l’abattoir Volailles de Saint-Mars est mis en demeure d’équiper en masques toute personne s’approchant de sa tour aéroréfrigérante avant que cette dernière ne soit démantelée.
Depuis 2022, la société Volailles de Saint-Mars, située – comme son nom l’indique – à Saint-Mars-la-Jaille (Vallons-de-l’Erdre), est dans le collimateur des services sanitaires de la préfecture de Loire-Atlantique. Ces derniers lui reprochent des manquements dans sa gestion des eaux usées.
Les agents du service environnement de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) pointent également le non-respect de la mise en œuvre des contrôles périodiques des installations de réfrigération fonctionnant au gaz R22 (un gaz fluoré à effet de serre) et le non-remplacement de ces installations, comprenant le démantèlement de la tour aéroréfrigérante
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La tour aéroréfrigérante est « dangereuse »
C’est ce dernier point, plus particulièrement la tour aéroréfrigérante, qui pousse le sous-préfet d’Ancenis-Châteaubriant à prendre un nouvel arrêté en cette fin mars 2026. Après une énième inspection de l’abattoir le 23 février dernier, les agents de la DDPP ont constaté que la tour aéroréfrigérante est fortement corrodée (anomalie déjà constatée et signalée les années précédentes) ».
Ils préconisent le remplacement de la tour qui devient dangereuse ».
Tout en rappelant que ce type d’installation peut avoir un impact sur la santé des personnes présentes sur le site de l’établissement et des riverains en lien avec le risque légionellose ».
Des masques et un démontage
Aussi, la société Volailles de Saint-Mars se voit mise en demeure
par la préfecture de mettre à disposition, d’ici le 2 avril, des équipements de protection individuelle (EPI) comme des masques
pour les visiteurs et les personnes extérieures intervenant sur l’installation de la tour aéroréfrigérante ou à proximité ».
En parallèle, l’entreprise dispose de trois mois pour procéder au démontage de la tour aéroréfrigérante actuellement en fonctionnement et dangereuse
et à son remplacement par une installation de refroidissement adaptée et conforme à la réglementation en vigueur ».