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Villeneuve-en-Perseigne. Les arbres têtards, un atout pour la biodiversité... |
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Devant le public, deux chargées de mission à la Chambre d’agriculture, Claire Lemarié et Pauline Gautier (sur l’échelle), ont effectué une démonstration de taille d’arbre pour la création d’un arbre têtard. © Ouest-France
Les arbres du bocage abritent des espèces de coléoptères protégées, tels que le pique-prune ou le grand capricorne, qui sont des indicateurs de richesse environnementale.
La présence d’une faune et flore exceptionnelle a valu le classement de la commune en site Natura 2 000 par l’Union européenne, il y a plus de vingt ans. Vendredi, agriculteurs et citoyens étaient conviés au lieu-dit la Reverdière, chez Béatrice Cherrier, agricultrice, dans la commune déléguée de La Fresnaye-sur-Chédouet, pour une découverte des arbres têtards, trognes, souches, et une démonstration de taille d’arbres à la création de têtards, accompagnée par une présentation des outils nécessaires à cette opération.
L’animation était conduite par Rémi Jardin, du Parc naturel régional (PNR) Normandie Maine, chargé du projet de l’Atlas de la biodiversité communale (ABC) Perseigne, avec le concours de la Chambre d’agriculture.
Des arbres façonnés par les hommes
« Nous sommes dans un paysage bocager au nord de la forêt de Perseigne, le bocage présent est ancien et est reconnu à l’échelle européenne pour sa richesse environnementale, ont expliqué Pauline Gautier et Claire Lemarié, chargées de mission agroforestière à la Chambre d’agriculture de la Sarthe. En ces lieux, de nombreux arbres têtards, trognes, souches, en sont les ambassadeurs car ils abritent des espèces indicatrices de biodiversité, comme des espèces de coléoptères, le pique-prune, le grand capricorne. Ces arbres sont le fruit du travail des hommes qui, au cours des années, ont travaillé les troncs en récoltant les branches, pour le bois de chauffage ou déchiqueté pour faire du paillage pour les bovins et fertiliser le sol. »
Consciente du rôle des vingt-cinq arbres têtards présents sur son exploitation, Béatrice Cherrier utilise le bois déchiqueté pour le paillage de ses animaux.