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Vêtements : Promod publiera l’éco-score textile « avant l’été », d’autres marques déploient déjà le dispositif... |
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Entré en vigueur le 1er octobre 2025 et déployé par les marques de mode, de manière volontaire, ce « nutri-score textile » a pour but d’aider les consommateurs à choisir les produits les plus vertueux en matière d’impact environnemental. Photo d’illustration. © archives Ouest-France
La marque de prêt-à-porter française Promod affichera l’éco-score textile « avant l’été » sur son site internet, s’est engagé son PDG Julien Pollet. D’autres enseignes ont déjà déployé le dispositif qui vise à aider les consommateurs à choisir les produits les plus vertueux, à l’heure de la fast fashion.
Promod affichera l’éco-score textile « avant l’été » sur son site internet, sur l’ensemble de ses vêtements : c’est ce qu’a annoncé Julien Pollet, PDG de la marque française, au micro de France Inter , ce samedi 7 février 2026.
Entré en vigueur le 1er octobre 2025 et déployé par les marques de mode, de manière volontaire, ce « nutri-score textile » vise à aider les consommateurs à choisir les produits les plus vertueux en matière d’impact environnemental. Il prend en compte divers paramètres : la consommation en eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, les possibilités de recyclage ou la réparation, le rejet pendant le lavage de fibres microplastiques ou encore un « coefficient de fast fashion » dépendant notamment des volumes de production.
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« Cela va permettre aux consommateurs de comparer un vêtement Promod à un vêtement d’autres marques qui affichent leur éco-score, même s’il n’y en a pas encore beaucoup », a déclaré le PDG de Promod. « Nous faisons beaucoup d’efforts et investissons beaucoup d’argent pour être le plus vertueux possible et avoir le moins d’impact possible sur la planète », a-t-il ajouté.
Plusieurs dizaines de marques
Prévu dans la loi Climat et Résilience (2021), le dispositif devait l’être dès 2024, mais n’est finalement que volontaire, afin de laisser l’Union européenne boucler ses travaux sur l’élaboration d’un futur affichage environnemental obligatoire.
Depuis fin janvier, Carrefour expérimente également l’affichage de cet éco-score sur près de 70 vêtements de sa marque Tex, espérant l’étendre à « l’ensemble de ses collections textiles », comme l’avait évoqué le distributeur dans un communiqué, diffusé par l’Agence France-Presse (AFP).
Fin janvier, Coopérative U prévoyait pour sa part le déploiement du dispositif sur 220 produits proposés aux magasins U, avec la collection Printemps-Été 2026, une étape clé dans la stratégie RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de la coopérative.
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Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique du leader français des supermarchés E.Leclerc, avait quant à lui annoncé en décembre sur LCI que l’ensemble des 7 000 références de la marque maison Tissaia afficherait dès début janvier des informations environnementales, sociales et climatiques, quel que soit le pays de production. « Il y aura un QR Code sur chaque article et le consommateur pourra surveiller notre engagement, notre promesse d’ici 2035 de diminuer de moitié le poids carbone de chacun de ces articles », avait-il précisé.
Entre 2025 et 2026, plusieurs dizaines de marques devraient avoir adopté le dispositif, estimait en octobre le cabinet de la ministre de la Transition écologique, interrogé par l’AFP.