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Usine Bel de Sablé-sur-Sarthe : des médailles du travail et des engagements pour l’avenir... |
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Joël Geslin est le directeur de l’usine Bel de Sablé-sur-Sarthe depuis juin 2023. © Ouest-France
L’usine sabolienne du groupe Bel a remis les médailles du travail à une trentaine de salariés, vendredi 28 juin 2024. L’occasion pour le directeur, Joël Geslin, de faire le point sur l’actualité de la fromagerie, qui veut vivre avec son temps, alors qu’elle fête ses 60 ans.
C’était jour de remise des médailles du travail, vendredi 28 juin 2024, pour l’usine Bel. Une trentaine de salariés ont été distingués pour cette promotion 2023, dont six médailles d’or (35 ans de service) et trois de grand or (40 ans de service). La cérémonie organisée dans la salle des fêtes de Solesmes était aussi l’occasion pour le directeur, Joël Geslin, de faire un bilan de l’année écoulée. Sa première à la tête de la fromagerie située le long de la route du Mans, à Sablé-sur-Sarthe.

Les salariés de Bel récompensés par une médaille du travail, vendredi 28 juin 2024, à la salle des fêtes de Solesmes. Bel
La production en 2023 s’est élevée à 41 000 tonnes de fromages. « Un très bon résultat dans le contexte d’inflation », note le directeur. C’est le Kiri® qui représente toujours les plus gros volumes. La moitié alimente l’étranger, du Moyen-Orient à l’Asie. Le Kiri® fouetté avec son format en pot cartonné, dernière référence en date, lancée il y a un an, a aussi trouvé sa place. « Il contribue fortement à la croissance de la marque. »
L’activité de l’usine sabolienne est également nourrie par la marque Mini Babybel®, en « forte évolution de sa croissance », notamment portée par le marché américain où l’on raffole manifestement de ces petits fromages protégés par la fameuse coque en cire rouge.
Renouvellement de l’effectif
L’année 2023 a été marquée par une cinquantaine d’embauches, pour un total de 620 collaborateurs tous contrats confondus. Des recrutements notamment nécessaires pour pallier les départs à la retraite. « D’ici 2030, nous aurons renouvelé la moitié de l’effectif », signale Joël Geslin.
L’usine pense aussi à l’avenir à travers son impact environnemental. Le groupe, basé à Suresnes (Hauts-de-Seine), est passé sous le statut de « société à mission » en mai dernier pour souligner davantage son approche selon laquelle « rentabilité et responsabilité sont liées ».
Un accord sur un prix « juste »
Les prochains investissements à Sablé-sur-Sarthe iront avant tout dans ce sens : optimisation du rendement de la chaudière biomasse en service depuis 2015 pour tendre vers le « zéro consommation de gaz », amélioration de la récupération de chaleur des fumées, réduction des consommations d’eau… Les 30 camions qui vont « ramasser » le lait dans les exploitations passent en parallèle au biocarburant.

L’usine Bel, vue depuis la route du Mans, à Sablé-sur-Sarthe. Ouest-France
Du côté des fournisseurs de lait, un accord a été trouvé en novembre dernier pour la septième année de suite avec l’Association des producteurs de lait Bel Ouest (APBO). Sur un prix « juste », négocié « à partir des coûts de production et non des prix des marchés, très fluctuants ». « Et 100 % des exploitations APBO ont déjà réalisé un diagnostic sur leur bilan carbone », ajoute Joël Geslin.
Après la cérémonie solesmienne, le directeur a donné rendez-vous à l’ensemble des salariés pour un autre rassemblement, sur site cette fois, afin de fêter les 60 ans de l’usine sabolienne. Un grand événement est prévu les samedis 5 et 12 octobre 2024 auquel seront conviés les proches des employés.