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Transports au Mans : le licenciement d’un conducteur à l’origine des grèves à la Setram... |
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Cet été sur la ligne T3, un chauffeur aurait démarré avec trois enfants à l’intérieur, laissant le père sur le quai. © Archives Ouest-France
Au Mans (Sarthe) et dans l’agglomération, la circulation des bus et des trams est perturbée depuis le 10 septembre 2025. La CFDT justifie sa mobilisation par le licenciement d’un conducteur.
Depuis le 10 septembre 2025, des perturbations touchent le réseau de bus et de trams au Mans et dans l’agglomération mancelle. À l’origine du mouvement social, le syndicat CFDT, qui a répondu à l’appel du mot d’ordre national « Bloquons tout », et qui réitère ce jeudi 18 septembre pour la journée de mobilisation contre l’austérité.
Incident cet été
Selon nos confrères du Maine Libre , l’activité de la Setram est également en rapport avec un dossier interne au transporteur. L’organisation syndicale proteste en effet contre le licenciement, le 1er septembre, d’un conducteur de bus. Ce dernier, au terminus de la gare sur la ligne Tempo Le Mans-Allonnes, avait embarqué trois enfants puis démarré en laissant leur père sur le quai. Il était en train d’acheter des titres de transport et l’aurait signalé au conducteur.
Descendus à l’arrêt suivant, les enfants ont été rapidement retrouvés par leur père. Qui a adressé une réclamation écrite à la Setram. « Notre collègue est reparti parce que c’était l’heure, en ignorant que les enfants étaient à son bord », rapporte Leny Lechat, élu CFDT.
Vidéosurveillance
La Setram assume le licenciement du conducteur, sans vouloir le commenter au motif qu’il s’agit d’une affaire interne. « Je peux néanmoins préciser que la Setram dispose d’éléments concrets et factuels, indique Arnaud Demailly, directeur de l’entreprise. Sans ces conditions, nous n’aurions pas licencié un conducteur au terme d’une enquête disciplinaire. »
Selon CFDT, la Setram s’est appuyée sur l’analyse des images de vidéosurveillance. Dont le visionnage a été refusé au syndicat. « On nous a opposé la loi sur la protection des données personnelles, déplore Leny Lechat. Comment, dans ces conditions, faire entendre la parole de notre collègue ? La direction a interprété les images, sans avis contradictoire. Le rapport de force n’est pas équitable. »