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Trafic de cocaïne au Mans. Retrouvez tous nos articles sur ce procès impliquant quinze personnes... |
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Dwayne, dit « l’English man », était entendu dans le cadre d’un procès impliquant 15 personnes pour trafic de cocaïne entre la Guyane et la métropole, au Mans (Sarthe), en novembre 2023. © Dessin : Matthieu Boucheron
Du lundi 20 au vendredi 24 novembre 2023, quinze personnes étaient jugées au tribunal correctionnel du Mans (Sarthe) dans le cadre d’un vaste trafic d’importation et de revente de cocaïne, entre la Guyane et la métropole. Ouest-France a suivi les audiences.
Une audience hors normes s’est tenue du lundi 20 au vendredi 24 novembre 2023 – et non le mardi 28 novembre comme initialement annoncé – au tribunal correctionnel du Mans (Sarthe). Quinze prévenus étaient jugés pour trafic de cocaïne entre la Guyane et la métropole.
Au cœur du réseau présumé d’importation et de revente, deux clans, dont plusieurs membres ont été interpellés dans les quartiers des Sablons et de la gare, en 2022. La marchandise était transportée par des « mules » qui l’ingéraient avant de prendre l’avion puis l’expulsaient par voie naturelle à l’arrivée. Plus de 6 kg de cocaïne et près de 35 000 € en liquide avaient été saisis.
Pour comprendre l’affaire, Ouest-France avait publié un article en amont du procès.
Puis Delphine Dewailly, la procureure de la République du Mans, avait rappelé dans une interview qu’« en moyenne, une mule est interpellée chaque semaine ».
Ce procès aux multiples prévenus avait nécessité une organisation particulière du tribunal.
Déroulé du procès
Au premier jour du procès, le tribunal s’est intéressé aux petites mains de ce réseau. Des « mules » qui minimisaient ou taisaient le rôle des donneurs d’ordre.
Le deuxième jour, la tête présumée du réseau, surnommée l’« English man », qui se présentait comme un « vendeur de farine » et un « arnaqueur », a refusé d’endosser le rôle de trafiquant.
Mercredi 22 novembre, au troisième jour du procès, le tribunal a entendu l’un des cerveaux présumés du trafic. La prévenue s’est présentée comme une victime et a nié s’être enrichie.
Vendredi 24 novembre, le tribunal a finalement condamné tous les prévenus à des peines allant jusqu’à neuf ans de prison ferme.