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Thorigné-sur-Dué. Institut médico-éducatif : les salariés poursuivent la grève... |
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Des salariés qui ont préféré garder l’anonymat. © Le Maine Libre
Depuis jeudi 23 septembre 2021 au matin, une bonne partie des salariés de l’Institut médico-éducatif (IME) Epione à Thorigné-sur-Dué font grève pour dénoncer les conditions de travail,
Depuis jeudi matin 23 septembre 2021, une bonne partie des salariés de l’Institut médico-éducatif (IME) Epione à Thorigné-sur-Dué font grève pour dénoncer les conditions de travail, mais aussi les conditions d’accueil et d’accompagnement adapté d’un peu plus d’une centaine de jeunes de 5 à 20 ans.
« On n’est pas écouté »
Jeudi et vendredi, les jeunes sont retournés chez eux. Après l’assemblée générale, des membres du personnel (agents de service, soignants, éducateurs, psychologues, enseignants, etc.) ont décidé de poursuivre la grève. Ils dénoncent d’importants dysfonctionnements : En haut-lieu, on ne tient pas compte de l’expertise des professionnels qui travaillent sur le terrain. Nous ne sommes pas écoutés. Pas de reconnaissance pour le travail que nous effectuons auprès des jeunes qui sont victimes de cette conjoncture.
+ Le Mans. Des agents du service Nature en ville dénoncent leurs conditions de travail
Au cœur des revendications
Géré par l’Association régionale des pupilles de l’enseignement public (Arpep), l’établissement souffre de la réduction drastique des moyens matériels et humains, alors que la charge de travail pour accueillir au mieux une population jeune avec de plus en plus en difficultés – et par conséquent avec plus de besoins – ne cesse de croître.
Sans manquer de rappeler : Les uns sont atteints de déficiences intellectuelles légères avec ou sans troubles associés, d’autres de troubles du spectre autistique, etc. Tous ont besoin de sécurité physique et émotionnelle, de stabilité. La mission des équipes : leur permettre d’accéder à un maximum d’autonomie en fonction de leurs spécificités.
+ Sarthe. Les sages-femmes en grève
Deux classes ouvertes
Il y a encore quelques années, le secteur comptait trois IME : Thorigné, Bouloire et Le Luart. Ceux de Bouloire et du Luart ont intégré celui de Thorigné mais sans moyens supplémentaires.
Si les bâtiments biluriens ont été transformés en Maison d’accueil spécialisée, ceux du Luart étaient vacants depuis de nombreuses années : La rénovation des locaux coûtant trop cher, ils avaient été mis en vente sans trouver d’acheteur. Pour la rentrée, il a été décidé, dû au manque de place à Thorigné, de rouvrir deux classes au Luart dans des locaux inoccupés depuis longtemps qui n’étaient même pas prêts pour accueillir les enfants. Par ailleurs, la classe externalisée dans l’école du Luart accueille deux jeunes avec d’importants troubles associés et des carences sociales et familiales.