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Teloché. Déception et amertume à la Citadelle des anges... |
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Début août, Isabelle Cany et Sylvain Michoux étaient heureux de présenter leur nouveau spectacle son et lumière baptisé E-Time. © Le Maine Libre
Après six représentations de la nouvelle saison de la Citadelle des anges, les organisateurs ont été contraints de stopper cette nouvelle édition.
Entre colère et déception, Isabelle Cany et Sylvain Michoux se confient sur cette catastrophe artistique mais aussi financière. « Nous avions déjà atteint 1 300 spectateurs en seulement six représentations, cette saison était vraiment bien partie avec 20 % de fréquentation en plus et plus 50 % en termes de restauration », confie Sylvain Michoux, qui avait pourtant mis le paquet sur le protocole sanitaire.
Ce n’est pas équitable »
Sylvain Michoux
Metteur en scène
Chaque spectateur avait en effet l’obligation de se laver les mains au gel hydroalcoolique en entrant, port du masque obligatoire, distanciation sociale respectée avec l’équivalent d’un siège vide entre chaque spectateur et un rappel micro avant l’entrée en jeu des artistes.
Remise en question
« La terrasse a été agrandie pour un meilleur service qui permettait aussi de se restaurer de manière sécurisée », précise le metteur en scène qui ne comprend pas cette décision. « La préfecture nous a appelés pour stopper l’événement, mais encore aujourd’hui, nous n’avons reçu aucun arrêté préfectoral, ce n’est pas équitable. On fait confiance aux autorités mais cette décision ne peut pas être en raison du Covid puisque la Nuits des chimères se poursuit, des soirées guinguettes ont lieu tous les soirs dans le sud de la Sarthe tout comme le festival Teriaki. C’est vraiment chouette pour eux de pouvoir offrir une alternative culturelle, mais nous, on veut se battre pour que Teloché puisse aussi avoir ses propres représentations artistiques. »
Lundi soir, Gérard Lambert, maire de Teloché, a retransmis la consigne de la préfecture aux organisateurs. « Le maire est arrangeant et nous vient régulièrement en aide, alors on aimerait comprendre. Notre fonctionnement repose uniquement sur les dons et les subventions. Pour le moment, nous sommes assurés des subventions de la Région et de la communauté de communes. Depuis quelques jours, on se remet en question sur la continuité ou non d’investir dans la région et dans ce lieu. Nous n’avons pas envie de lâcher mais la question est ouverte tant que nous n’avons pas de réponses cohérentes. »