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Talents de la Sarthe. « Je prévois de fêter mes trophées avec les licenciés du club »... |
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Jean-Charles Rioton, éducateur sportif du club de tennis de l’Anille Braye. © Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Le double lauréat des Talents de la Sarthe Jean-Charles Rioton, sacré Sarthois du web et vainqueur du prix du Maine Libre, et éducateur sportif au sein de l’Anille Braye tennis, revient sur une soirée riche en émotions.
Le Maine Libre : Vous avez gagné le prix de Sarthois du web pour votre action au sein du club de l’Anille Braye tennis. Quelle est-elle ?
Jean-Charles Rioton : « Il s’agit de la création, durant le confinement, d’une chaîne YouTube et d’une page Facebook intitulées « Vivons nos rêves ». C’est parti d’un défi que je me suis lancé, proposé par des amis, de contacter des joueurs de tennis professionnels. J’ai commencé par Alizé Cornet qui a tout de suite joué le jeu. Durant l’interview – que je n’avais pas vraiment préparée puisque ce n’est pas mon métier – un feeling s’est créé. Au fil de notre échange, je lui ai demandé de nominer deux autres personnes que j’essaierai par la suite d’interviewer. Ensuite, tout s’est enchaîné. Une cinquantaine d’interviews ont été réalisées depuis : Yannick Noah, Tatiana Golovin, Cyril Hanouna… Tous ont pour point commun une passion pour le tennis. Les échanges ont ensuite été mis en ligne et nous avons rencontré un grand succès. »
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Vous avez également reçu le prix du Maine Libre grâce à un fort taux de votes en votre faveur. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
« Tout d’abord, ça a été une immense surprise. Je ne savais pas que je pouvais prétendre à ce second prix, et lorsque, sur scène, on m’a annoncé que j’avais recueilli 6 000 votes, je me suis dit : « Waouh, c’est incroyable ». Ça montre vraiment que les gens sont réceptifs à notre travail. Il y a moi bien sûr, derrière ma caméra, mais c’est avant tout un beau travail d’équipe qui a été récompensé. Sans la grosse implication des bénévoles toute l’année, je n’en serais pas là . Je ne vois pas ces trophées comme un aboutissement, mais plutôt comme une reconnaissance de notre travail. Nous allons continuer à nous réinventer et proposer du contenu tant que les abonnés seront derrière nous. »

Frédéric Barillé, rédacteur en chef, a remis le trophée du Maine Libre à Jean-Charles Rioton. Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Vous avez justement prévu de faire évoluer la chaîne au cours des prochains mois. Parlez-nous de ce projet.
« La chaîne va en effet muter et prendra le nom de « Vivons nos rêves olympiques et paralympiques » à l’approche des JO de Paris 2024. J’ai rencontré Stéphane Houdet, médaillé d’or aux JO paralympiques de Tokyo en tennis fauteuil, Michaël Jeremiasz également, ou encore Tony Estanguet lors de son passage en Sarthe. Le format restera plus ou moins le même, mais l’idée est de ne plus faire du tennis le lien, mais élargir au sport en général. Même si nous n’abandonnons pas le tennis complètement, nous souhaitons diffuser sur un maximum de discipline et ne pas rester ancré sur ce que nous faisions. »
Comment ont réagi vos licenciés à la suite de vos récompenses aux Talents de la Sarthe ?
« Je n’ai pas encore fait d’annonce officielle. Avec les réseaux sociaux, tout va très vite et une partie d’entre eux est déjà au courant, mais je veux quand même faire les choses bien : réunir les licenciés du club (au nombre de 198, NDLR) et leur projeter les vidéos de la soirée pour qu’ils revivent avec moi ces moments forts. L’idée serait ensuite d’organiser une soirée pour fêter ça tous ensemble. Le président du club réfléchit déjà à l’organisation. Quant aux trophées, ils sont pour le moment posés sur la table de ma maison. À chaque fois que je rentre chez moi, je les regarde ! Pour la suite, je les donnerai soit à mes parents, soit au club… Je réfléchis encore. »