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Suicide d’Evaëlle, 11 ans : la relaxe de sa professeure réclamée par la défense, une décision sera rendue le 13 avril... |
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Les parents d’Evaelle arrivent au tribunal de Versailles le 9 février 2026 pour l’audience d’appel d’une professeure accusée de harcèlement après le suicide d’Evaelle, une collégienne de 11 ans. © ALAIN JOCARD / AFP
Le procès en appel à Versailles de l’enseignante d’Evaëlle, collégienne de 11 ans qui s’était suicidée en 2019, s’est achevé ce mardi 10 février avec les plaidoiries de la défense, qui a réclamé la relaxe de l’enseignante poursuivie pour harcèlement scolaire.
Le procès en appel à Versailles de l’enseignante d’Evaëlle, collégienne de 11 ans qui s’était suicidée en 2019, s’est achevé mardi matin avec les plaidoiries de la défense, qui a réclamé la relaxe de l’enseignante poursuivie pour harcèlement scolaire. La cour d’appel de Versailles rendra sa décision le 13 avril.
« Tout au long de sa carrière, Mme B. n’a reçu que des éloges. Elle a fait l’objet de six inspections académiques mentionnant qu’elle ne laisse aucun élève au bord du chemin », a plaidé l’avocate de la professeure de français, Me Marie Roumiantseva.
« Contre-vérités » et « trumpisme »
Selon elle, l’accusation a dépeint le portrait d’une « personne dangereuse, hors norme, hors de contrôle, qui serait loin de la réalité ». L’avocate allant jusqu’à qualifier les propos de l’accusation de « contre-vérités », de « trumpisme ».
« Il n’y a pas de crime ou de délit sans la volonté de les commettre. Ça n’existe pas le harcèlement moral par imprudence ou négligence. Ça n’existe pas ! », a insisté Me Roumiantseva, qui a demandé la relaxe de sa cliente.
Lundi soir, l’avocate générale a requis 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de l’enseignante, évoquant longuement les nombreux témoignages de camarades d’Evaëlle, qui ont décrit l’ambiance dans la classe de 6e E : le harcèlement de la part de certains élèves dont était victime l’adolescente, mais aussi le comportement de la professeure de français à son encontre.
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L’adolescente s’était suicidée dans sa chambre
Evaëlle, 11 ans, élève du collège Isabelle-Autissier, décrite comme « précoce », « atypique » et ayant « du mal à entrer dans le moule », s’est pendue dans sa chambre du pavillon familial à Herblay (Val-d’Oise) en juin 2019.
Pour ses parents, un épisode a particulièrement marqué leur fille : deux séances de vie de classe en cours de français pendant lesquelles la professeure avait demandé à tous les élèves de la classe de répondre à la question : « Pourquoi Evaëlle se sent-elle harcelée et exclue ? ». Face à ses pleurs, l’enseignante s’était énervée et lui avait intimé de répondre aux questions.
À ses parents, Evaëlle avait évoqué la « pire journée de (sa) vie ».