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Souligné-sous-Ballon. L’enfant du pays a retracé l’histoire de la commune et créé un blason... |
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Gérard Pichon, historien a ses heures. © Le Maine Libre
Féru d’histoire, Gérard Pichon a effectué de nombreuses recherches. Elles ont abouti à deux recueils relatant l’histoire de Souligné-sous-Ballon.
Issu d’une famille enracinée à Souligné-sous-Ballon , de parents modestes, Gérard Pichon est né chez sa tante à Beaumont-sur-Sarthe en 1944.
Son père, paysan, était un passionné d’histoire. Je me souviens que mon père discutait beaucoup avec un colonel nommé de Lorgeril, ils parlaient des heures entières de l’histoire des Maridort
, confie l’historien.
Après avoir passé une grande partie de sa vie professionnelle dans la gestion de l’énergie, Gérard Pichon, lorsque la retraite est arrivée, a réalisé deux recueils. L’un traite de l’histoire de Souligné-sous-Ballon et l’autre de la chronologie du château de la Freslonnière.
Histoire de la commune
Afin de relater l’histoire de la commune depuis des siècles, Gérard Pichon s’est penché sur un ouvrage publié en 1829, le « Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe », écrit par Julien-Rémy Pesche (1780-1847). Ce dernier était pharmacien, magistrat, historien et naturaliste. Il était aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire locale sarthoise.
Gérard Pichon s’est aussi imprégné d’archives publiées par l’abbé Gouaneau. On peut y apprendre entre autres que l’église de Souligné fut reconstruite pour la troisième fois en 1832.
+ Souligné-sous-Ballon. Entre le château de La Freslonnière et ses propriétaires, 40 ans de passion
Les châteaux de la Freslonnière
Là, nous parlons bien des châteaux, car ce n’est pas un mais trois châteaux qui ont vu le jour à la Freslonnière.
Le premier a été construit en 1380, le second au alentour de 1500 et le dernier, qui existe toujours, en 1701.
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Ce château qui aujourd’hui accueille séminaires, mariages et réunions de famille, est très bien entretenu par les propriétaires, Nicole et Michel Després depuis plus de 40 ans. Ce qui m’a vraiment passionné, c’est l’histoire du château. Ce dernier a été occupé entre autres par la famille de Maridort. Ils seraient arrivés d’Angleterre, pendant la guerre de 100 ans
, explique Gérard Pichon.
La dame de Montsoreau
Les Maridort sont des gens assez proches des hautes instances de la royauté puisque le plus connu, Olivier, s’est marié vers 1560 avec Anne de Matignon. De leur union sont nés trois enfants dont Françoise de Maridort, plus connue sous le nom de « La dame de Montsoreau », qui a inspiré Alexandre Dumas.
Le blason, toute une histoire

Le blason représente les armes des illustres familles de la commune. Photo DR
Ce blason a été réalisé par Gérard Pichon grâce aux nombreuses recherches qu’il a effectuées.
Il représente une partie des illustres familles qui ont séjourné dans la commune. Cet écusson a été proposé et accepté au conseil municipal de 2008.
Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père et moi-même avons été au conseil municipal de la commune
, confie non sans émotion Gerard Pichon.
En haut a gauche : les armes d’azur à trois gerbes d’or représentent la famille de Maridort.
En haut à droite : emblème des Matignons. Anne Goyon de Matignon était la sœur de Jacques de Matignon, maréchal de France.
En bas à gauche : blason de Louis du Bouchet, marquis de Sourches, grand prévôt de France, filleul de Louis XIV.
En bas à droite : armoirie de René de Chambes, comte de Montsoreau, seigneur de La Freslonnière.