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Sept magasins Galeries Lafayette vont devoir changer de nom avec l’arrivée de Shein... |
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Sept magasins Galeries Lafayette vont changer de nom du fait de la fin des contrats d’affiliation entre le groupe et la SGM provoquée par l’installation dans ces enseignes de Shein. Ici le magasin d’Angers (Maine-et-Loire), concerné par ce futur changement de nom. © Jérôme Fouquet / Ouest-France
Sept magasins Galeries Lafayette, gérés par la Société des grands magasins (SGM) vont changer de nom dans les prochaines semaines, ont annoncé les deux groupes mardi 4 novembre. Une décision prise après l’annonce de l’installation de la marque chinoise de fast-fashion Shein dans ces sept magasins.
Le groupe Galeries Lafayette, opposé à l’installation de Shein dans des magasins portant son nom, et la Société des grands magasins (SGM), qui exploite le BHV, ont annoncé mardi 4 novembre 2025 la fin de leur partenariat concernant sept Galeries Lafayette de province, qui vont changer de bannière, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
Les deux groupes « se sont mis d’accord pour mettre fin aux contrats d’affiliation qui les liaient depuis 2021 pour les sept magasins détenus et exploités sous enseigne Galeries Lafayette par le groupe SGM » à Angers (Maine-et-Loire), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Le Mans (Sarthe), Limoges (Haute-Vienne), Orléans (Loiret) et Reims (Marne), selon un communiqué commun.
Leur collaboration « prendra fin au cours des prochaines semaines, selon un calendrier en cours d’ajustement », ajoutent-ils.
Une nouvelle identité pour ces sept magasins
Cela « entraînera le retrait de l’enseigne Galeries Lafayette et permettra au groupe SGM d’exploiter ces magasins sous une nouvelle identité, qui sera dévoilée prochainement », est-il précisé. Selon Le Figaro, les magasins Galeries Lafayette de province exploités par la SGM seront renommés BHV. Sollicitée par l’AFP, la SGM n’a pas confirmé.
Cette décision résulte « du constat d’une divergence stratégique », selon les deux groupes, en discussions depuis plusieurs semaines.
L’installation du géant de la fast-fashion Shein au sein du BHV à Paris et des sept autres magasins Galeries Lafayette gérés par SGM a provoqué un tollé. De nombreuses enseignes de prêt-à -porter ont depuis annoncé leur départ du grand magasin en signe de protestation.
Le projet d’installation de Shein avait par ailleurs immédiatement été dénoncé par le groupe Galeries Lafayette, qui avait promis d’« empêcher » sa mise en œuvre dans ses magasins affiliés.
Les Galeries Lafayette avaient notamment fustigé le « positionnement » et « les pratiques » de Shein, « marque d’ultra fast fashion » en « contradiction avec leur offre et leurs valeurs ».
Shein dans la tourmente
En plus de la question environnementale qui se pose, Shein se trouve visée par une enquête pour la vente de poupées sexuelles à l’effigie d’enfants sur site internet. « C’est ignoble, c’est indécent, c’est abject », a consenti Frédéric Merlin, le patron du BHV sur RTL mardi, tout en maintenant le partenariat avec le géant de la mode jetable ultra-éphémère, « convaincu » par les arguments de défense de Shein, qui s’est par ailleurs dit prêt à collaborer à 100 % avec la justice.
Lire aussi : Poupées à caractère pédocriminel : Shein peut-il être interdit en France ?
Shein dit avoir mis en place une interdiction totale des produits de type « poupées sexuelles », avoir, « par mesure de précaution », temporairement déréférencé la catégorie « produits pour adultes ». Et « également étendu sa liste noire de mots-clés » pour empêcher le contournement des règles.
Régulièrement accusé de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes, Shein se défend sur ce nouveau front ouvert samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF), qui a signalé à la justice la commercialisation de ces poupées à caractère pédopornographique - également retrouvées sur le site AliExpress.
Source : Maville.com