|
Se restaurer au wagon-bar des TGV coûte cher aux voyageurs... et à la SNCF... |
1
Le wagon-bar des TGV ne fait pas recette. Un casse-tête pour la SNCF. © ERIC PIERMONT / AFP
Le wagon-bar des TGV n’a guère de succès auprès des usagers de la SNCF. En effet, 80 % des passagers ne vont jamais s’y restaurer. En cause ? Une flambée des prix depuis plusieurs années.
Passer au wagon-bar du TGV pour se restaurer ? L’idée séduit peu de voyageurs de la SNCF. En effet, plus de 80 % des passagers semblent s’en passer, selon les informations de France Télévisions relayées par France Info . Un désamour qui pourrait notamment s’expliquer par une flambée des prix depuis plusieurs années.
Pour le sandwich le moins cher, il faut par exemple débourser 6,70 €, soit une hausse de 91 % en dix ans. Une formule comprenant une boisson et un dessert est quant à elle vendue 12,20 €, soit une augmentation de 76 % sur la même période.
Pour les plats, il faut débourser 10 € à l’unité et 15 € en formule. Des prix qui peuvent notamment s’expliquer par la collaboration de grands chefs comme Thierry Marx, qui signe la nouvelle carte de la SNCF. Contactée par nos confrères, la société ferroviaire estime par ailleurs que ces coûts sont raisonnables : « Cela ne coûte rien par rapport à ce que cela rapporte », a ainsi réagi le directeur de TGV-Intercités.
Une logistique complexe
D’après la compagnie, tout est pensé pour la restauration : les aliments sont pesés au gramme près et le nombre d’opérations a été réduit au maximum. De plus, les plats doivent voyager sans trop bouger, ce qui peut également avoir une influence sur le prix. « Le plat peut paraître cher, mais il faut bien comprendre toute la logistique et les manipulations qui sont nécessaires pour pouvoir proposer un plat à 365 km/h dans un train », lâche à nos confrères le vice-président de la société de restauration industrielle Newrest.
Or malgré une augmentation des tarifs, la SNCF perdrait des millions d’euros chaque année sur la restauration, au point d’instaurer des objectifs de vente avec des primes pour les commerciaux. Selon France Info, 12 millions de voyageurs se restaureraient via la SNCF chaque année, en sélectionnant généralement les produits les moins chers. Ainsi, 3 000 plats sont vendus chaque jour et 20 000 chaque semaine dans les wagons-bar de la SNCF.