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Sarthe. Une jument de course mutilée... |
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Des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie sont à Beaumont-Pied-de-Boeuf ce mardi matin. © Archives Le Courrier de l’Ouest – Laurent COMBET
Un éleveur a découvert l’un de ses chevaux mort, lundi 21 septembre 2020 dans la soirée, à Beaumont-Pied-de-Boeuf. La jument a été mutilée.
Un cheval a été retrouvé mort dans des circonstances inhabituelles, lundi 21 septembre 2020 dans la soirée, à Beaumont-Pied-de-Boeuf dans le sud-Sarthe. La jument a été mutilée, d’après plusieurs sources.
« On l’a découverte hier soir mais je ne peux pas parler »
On l’a découverte hier soir [lundi 21 septembre] mais je ne peux pas parler
, commente ce mardi matin Philippe Ferré, éleveur de chevaux de course, qui ajoute cependant : Le vétérinaire qui est intervenu hier soir a dit qu’elle avait été mutilée.
Selon plusieurs sources, la jument aurait été brûlée avec un produit de type acide.
Un médecin légiste s’est déplacé à la mi-journée pour examiner le cadavre de la jument. Il l’a emmené à la direction des services vétérinaires
, rapporte l’éleveur, en fin de carrière, qui ne possédait plus que quelques chevaux.
Les gendarmes de retour sur place
Ce fait n’est pas plaisant
, réagit-il. Moins vous avez de chevaux à la fin, plus vous les considérez comme vos enfants.
Une enquête a été ouverte. Des gendarmes de la communauté de brigades locale se sont déplacés dès lundi soir et des techniciens en investigation criminelle sont de retour ce mardi matin.
Plusieurs cas suspects de blessures sur des chevaux ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête depuis début septembre en Sarthe alors qu’une série de mutilations a débuté pendant l’été à l’échelle nationale.
En Sarthe, il s’agirait du premier décès d’un cheval à la suite de ses blessures. Le sujet est hypersensible en ces temps de psychose dans le milieu équestre.
Enquêtes en Sarthe : aucune arrestation jusqu’à présent
Questionnée sur les faits constatés à Beaumont-Pied-de-Boeuf et ailleurs en Sarthe (particulièrement à Beaufay, Mayet, Guécélard, Lavernat), Delphine Dewailly, procureure de la République au Mans, ne confirme aucune information.
Je peux en revanche vous indiquer que ces signalements font tous l’objet d’une ouverture d’enquête immédiate […] Un certain nombre de faits se révèle sans lien avec une intervention humaine. Tous donnent lieu à investigations de la part de la gendarmerie, particulièrement sensibilisée et réactive sur ces questions.
Dans le cadre des différentes enquêtes, aucun auteur n’est à ce jour identifié et aucune arrestation n’est intervenue
, indique la procureure.
>>> Un numéro d’écoute pour les propriétaires de chevaux
Une équipe de 15 agents de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), dédiés à l’écoute des détenteurs d’équidés, est joignable au 0-800-738-908 (appel gratuit). Le service est ouvert de 9 heures à 17 heures du lundi au vendredi.