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Sarthe. Thomas et Amandine ont rouvert la boucherie du village, fermée depuis deux ans... |
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Thomas et Amandine Laurent, ici aux côtés de Guy Cosme, le maire, ont rouvert la boucherie du village et espèrent drainer les habitants des communes voisines où il n’y a pas de boucherie. © Le Maine Libre
Fermée depuis deux ans, la boucherie de Mézières-sur-Ponthouin a rouvert le 23 mars dernier. Thomas et Amandine Laurent ont créé ici leur première affaire. C’est la Maison Laurent.
Cette réouverture était attendue. Les nouveaux commerçants ont en tout cas ressenti le besoin. Le contact avec la clientèle s’est bien passé et les premiers retours sont plutôt positifs
, soulignent-ils. Le couple a vraisemblablement réussi son installation.
C’est fort d’une solide expérience que Thomas Laurent s’est installé ici avec son épouse. Âgé de 35 ans et originaire du Mans, il est boucher depuis l’âge de 14 ans 1/2. J’ai fait un préapprentissage et un apprentissage en artisanat avant d’intégrer une grande enseigne
, explique-t-il. Un passage enrichissant, une autre école qui lui a appris la gestion, le marketing. J’avais prévu de revenir un jour à l’artisanat, mais plutôt en tant que salarié
, ajoute-t-il.
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Un professionnel aguerri
Cette installation est aussi le fruit du hasard. C’est lors d’une promenade dans le bourg de Mézières-sur-Ponthouin, alors qu’il était venu rendre visite à une cousine, que Thomas et son épouse ont constaté que la boucherie était fermée. C’est ainsi que leur est alors venue l’idée de s’y installer.
Entre la première visite des lieux, en août 2019, suivie d’un temps de réflexion, il se sera écoulé dix-huit mois jusqu’à l’ouverture du commerce. Les démarches administratives ont été longues, et puis il y a eu la Covid-19
. Le couple a été bien accompagné dans ses démarches, tant par la commune de Mézières-sur-Ponthouin que par la communauté de communes Maine Saosnois.
C’est dans des locaux appartenant à la communauté de communes que les deux jeunes commerçants se sont installés avec du matériel appartenant, en partie, à la commune.
Dans leur boutique, ils proposent des produits locaux et/ou Label Rouge. Je fais mes rillettes avec du porc fermier Cénomans
, souligne Thomas Laurent. Ils envisagent de proposer également dans l’avenir d’autres produits frais comme les fromages, par exemple.
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En projet : un camion pour faire les marchés
Le boucher s’est remis à faire de la charcuterie et son épouse se charge de préparer quelques plats de tous les jours comme des lasagnes, hachis, quiches…
Dès leur arrivée, ils ont fourni la cantine scolaire. L’expérience a été de courte durée, les établissements scolaires ayant fermé le 2 avril au soir. Mais ils sont assurés de continuer à servir les écoliers Macériens dès la réouverture de l’école, et comptent bien aussi travailler avec les associations dès que celles-ci auront pu reprendre leurs activités.
Thomas et Amandine Laurent ont quelques projets en tête mais veulent prendre le temps. Leur premier objectif est de faire le marché de Marolles-les-Braults d’ici trois ou quatre ans. Il faut d’abord que je forme mon épouse à la vente en boucherie pour ne pas fermer ici quand je serais sur le marché. Et puis, cela représente un investissement aussi, il faut un camion et tout le matériel en double : hachoir, trancheuse, balance, caisse…
, précise Thomas Laurent. Si son épouse, âgée de 32 ans, originaire de Souligné-sous-Ballon, était dernièrement téléconseillère en formation, à l’origine elle a été formée à la vente.
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Pratique
Boucherie ouverte du mardi au vendredi de 8 h à 13 h et de 15 h 30 à 19 h, le samedi de 8 h à 19 h et le dimanche de 8 h à 12 h 30. Fermeture à 19 h 30 dès la fin du couvre-feu.
Livraison possible pour les personnes ne pouvant se déplacer.
Contact : tel 02 43 34 06 32 ;
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