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Sarthe. Selon la FSU, « encore trop de questions à deux jours de la rentrée »... |
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Les représentants de la FSU estiment que de trop de questions restent sans réponse à trois jours de la rentrée. © Le Maine Libre
La rentrée n’a pas été suffisamment anticipée, selon la FSU. « Elle n’a rien d’une rentrée normale, contrairement à ce que dit le ministre », insistent les représentants syndicaux.
La FSU n’en démord pas : la rentrée n’a pas été suffisamment anticipée. Elle n’a rien d’une rentrée normale, contrairement à ce que dit le ministre
, insistent les représentants syndicaux de la FSU, en colère d’apprendre, encore une fois par les médias (le ministre Jean-Michel Blanquer a dévoilé dans une longue interview au JDD dimanche 22 août 2021, le protocole sanitaire, NDLR) comment se déroulera la rentrée.
Surtout que de nombreuses questions restent sans réponse
, déplore Eric Desmougin, président de la FSU en Sarthe.
Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires) par exemple, on ne sait pas encore si les parents pourront accompagner leurs enfants. C’est un moment très important, notamment pour les petits de maternelle
, souligne sa collègue Marianne Masson.
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Covid : des tests réguliers souhaités
L’enseignante liste tous les manquements à quelques jours de la rentrée : Les masques ne sont pas arrivés pour les personnels, les enseignants en établissements socio-éducatifs ne savent pas si la vaccination est obligatoire, les personnels vulnérables s’ils doivent reprendre en présentiel et les sanitaires ne sont pas en nombre suffisant pour un lavage régulier des mains
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Face à la vitesse de propagation du variant Delta et à la transmission avérée chez les enfants
, la FSU aimerait des tests bi-hebdomadaires réguliers de tous les élèves et enseignants dans le premier degré, où un seul cas positif au Covid entraînera la fermeture d’une classe.
Cela n’aurait pas été aberrant que le ministère décide de limiter les groupes classes à 15 pour éviter trop de brassage plutôt que de retirer 1 000 places au concours de recrutement de professeurs des écoles
, souligne Julien Cristofoli, du SNU-ipp.
La question de l’éviction des collégiens et lycéens cas contacts non vaccinés se pose également : L’enseignement à distance ne fonctionnera pas. Comment voulez-vous qu’un professeur fasse à la fois cours à ses élèves présents et ceux obligés de rester chez eux ?
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Stages et pass en lycée pro
Autre difficulté liée elle aussi à la crise sanitaire : les stages en milieu professionnel. Selon leur filière, les lycéens sont amenés à faire des stages obligatoires dans des Ehpad, crèches, hôtels et restaurants. Vont-ils devoir être vaccinés pour s’y présenter alors que la vaccination n’est pas obligatoire pour venir en cours ? Personne ne sait nous répondre
, déplore Serge Bertrand, du Snep.