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Sarthe. Réveillon de Noël : « On se fait tester pour se rassurer »... |
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Comme beaucoup d’autres Sarthois, Aldérick Ribémont a décidé de faire un test au Covid-19 avant les fêtes de Noël pour « protéger sa famille ». © Le Maine Libre
À l’approche de Noël, de plus en plus de Sarthois décident de réaliser un prélèvement afin de savoir s’ils sont porteurs du Covid-19. Une mesure qui ne se suffit pas à elle-même.
Au centre de dépistage du parc Manceau, les patients arrivent au fur et à mesure. Jeudi 17 décembre, entre 9 heures et 10 heures, déjà une centaine de personnes a poussé les portes de l’établissement pour savoir si elles étaient porteuses ou non du Covid-19. L’approche du réveillon de Noël en est la cause principale. Ces derniers jours, le nombre de tests effectués augmente progressivement, constate le laboratoire d’analyse médicale Laborizon.
« Est-ce qu’on maintient le réveillon ? »
Le choix de réaliser un dépistage, chez les personnes interrogées, relève d’un choix personnel, l’ensemble des convives ne faisant pas nécessairement cette démarche : On n’a pas abordé la question
, reconnaissent plusieurs personnes.
Est-ce qu’on maintient le réveillon ou pas ? On a beaucoup discuté avec la famille
, expliquent Michele et Gilbert, 76 et 72 ans, en sortant du laboratoire de la zone nord du Mans.On se fait tester pour se rassurer.
Plus de six convives
Pour le repas de Noël, autour de leur table, seront présents huit adultes et quatre enfants de 6 à 12 ans. On va respecter les règles de distanciations physiques, précise Gilbert , tout en accordant que le nombre de convives conseillés par le gouvernement est de six adultes . Par exemple, je me chargerai du service des plats, je porterai des gants et un masque. Une autre personne s’occupera du vin.
Le placement de table est également pensé afin de limiter le brassage des différents foyers. Des stratégies pour limiter les risques malgré la réalisation d’un test PCR.
Cela permet de savoir si l’on est positif. Si l’on est négatif, on fera comme si l’on n’avait pas passé le test
, insiste Michèle. Une attitude recommandée par le corps médical.
Il peut être parfois difficile de réduire le nombre de convives au strict minimum : On sera une dizaine de personnes, rien que des adultes. D’habitude, on est entre 20 et 25, ajoute Marc. Ma mère de 86 ans sera placée en bout de table. J’aborde les fêtes très sereinement. Les temps sont moroses ; c’est un bon moment pour se faire plaisir.
Encore faut-il qu’en tant que cas contact de deux personnes positives au coronavirus, son analyse PCR se révèle négative.
Protéger sa famille
De son côté, Aldérick Ribémont, qui travail dans un établissement médical social auprès de personnes âgées est venu – comme il le fait chaque semaine –, pour [se] protéger et protéger [sa] famille
. Je travaille dans un Ehpad, je connais les conséquences dramatiques que peut avoir le Covid-19, même sur des personnes bien portantes. On sera six adultes, deux de mes sœurs et mes parents. On mettra les rallonges de la table pour qu’il y ait de l’espace entre chaque personne.
Les consignes sanitaires semblent être bien passées au sein de la population : Je me fais tester car je vais voir ma mère âgée, justifie Pascal. On gardera les masques pendant tout le temps que l’on ne mangera pas. Je veux la préserver au maximum.
Même s’il ne se suffit pas à lui-même, à une semaine du réveillon, l’analyse sérologique reste un outil majeur pour limiter la propagation du virus. Depuis deux jours, je manifeste une fatigue intense, des maux de tête, raconte une infirmière qui devait organiser Noël chez elle. On devait être deux le 24 et six le 25 décembre. Je suis prête à tout annuler.
Elle aura la réponse sous 24 ou 48 heures.
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