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Sarthe. Plan de relance : « C’est plutôt un plan d’investissement »... |
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Dominique Le Mèner s’inquiète de la dette qui s’aggrave. © archives Le Maine Libre - Hervé PETITBON
Dominique Le Mèner, président du conseil départemental, évoque le montant des investissements annoncés jeudi par le Premier ministre et juge insuffisant les mesures liées à la transition énergétique.
Dominique Le Mèner, le président du conseil départemental de la Sarthe (ex LR), préfère parler de plan d’investissement que plan de relance. Quand on annonce 50 milliards d’euros pendant deux ans, avec un objectif de 80 000 emplois pour la première année et 80 000 emplois pour la 2e, et qu’il y a peut-être 800 000 chômeurs en vue, ce n’est sans doute pas suffisant
.
Il voit d’un bon œil les secteurs de l’économie visés en priorité dans le plan de relance. On privilégie des secteurs porteurs d’emplois
. Sur la méthode, en revanche, l’État serait bien inspiré de se rapprocher des territoires qui peuvent mieux cibler les besoins et les sources d’investissement utiles. Qui est le mieux placé sur un territoire pour savoir quel investissement est à réaliser ? Dans notre plan départemental à 18 millions d’euros, nous avons dit aux communes : on vous fait confiance pour réaliser les investissements dont vous avez besoin
.
Un plan de transition énergétique « faiblard »
Le patron du département trouve plutôt faiblard
le plan lié à la transition énergétique. S’il y a bien une source de gains d’énergie, c’est bien l’isolation des bâtiments, notamment collectifs. L’effort est insuffisant sur les économies d’énergie que l’on pourrait réaliser. En prônant les véhicules électriques, les bornes de recharge, je pense que l’on prend la question de la transition énergétique à l’envers. Il faut d’abord s’interroger sur les moyens d’économiser de l’énergie. Aujourd’hui, il n’y a pas de grand plan sur l’isolation des bâtiments
.
La baisse des impôts de production est plutôt une bonne idée
, pour Dominique Le Mèner qui rappelle néanmoins que l’on a aujourd’hui une dette de 2 700 milliards. Je m’interroge pour les générations futures sur le poids de cette dette qui continue de s’aggraver
.