|
Sarthe. Le centre de rééducation de l’Arche va ouvrir 17 nouveaux lits... |
2
Le centre de rééducation de l’Arche à Saint-Saturnin, près du Mans, va abattre l’un de ses bâtiments, situé à l’arrière du centre, et en faire construire un nouveau. Il s’agit de mieux accueillir enfants et adultes. © Ouest-France
Le projet d’agrandissement du centre de rééducation de l’Arche à Saint-Saturnin (Sarthe), est validé et le financement trouvé. 15 millions d’euros vont être investis afin de mieux accueillir enfants et adultes.
Il suffit de se rendre dans le service pédiatrique du centre de rééducation de l’Arche à Saint-Saturnin, dans l’agglomération du Mans (Sarthe), pour se rendre compte que les 25 enfants malades qui peuvent actuellement y être accueillis sont à l’étroit.
Une salle de jeu d’une dizaine de mètres carrés. Pas mieux pour la cantine. Et des tables du réfectoire sur lesquelles les soignants acceptent, de bonne grâce, de s’installer avec leurs ordinateurs faute de bureaux…

Xavier Pinel, directeur du centre de l’Arche à Saint-Saturnin. C’est le bâtiment en contrebas qui sera démoli. Ouest-France
Malgré les 20 000 m² qu’occupe Le Pôle régional du handicap (PRH), route d’Alençon, il était temps que l’établissement associatif pousse ses murs, comme le confirme son directeur depuis huit ans, Xavier Pinel. « Ces évolutions sont nécessaires. Particulièrement pour le service pédiatrique. Réparti dans plusieurs bâtiments, il n’était pas fonctionnel, les patients y sont trop tassés. »
Une démolition puis une construction
Le projet, soutenu par l’Agence régionale de santé (ARS), prévoit la démolition du bâtiment de 1 300 m² abritant une partie du service pédiatrique : le plateau de rééducation, l’école. Et la construction d’un nouvel édifice de deux étages (trois niveaux opérationnels) de 2 000 m² .
Au rez-de-chaussée, s’installera l’ensemble des activités pédiatriques : « Le plateau technique de rééducation, l’école intégrée (de la maternelle au lycée), la salle de jeu, la cantine, l’hôpital de jour », liste la docteure Gaëlle Audat, présidente de la commission médicale d’établissement et présidente du comité de lutte contre les maladies nosocomiales. « Le premier étage sera dédié à l’unité d’hospitalisation à temps complet avec deux lits supplémentaires. »
Des ados mais aussi des bébés
Vingt-sept lits au total à l’attention des enfants. Ils peuvent souffrir de fractures, de problèmes neurologiques, d’obésité, de handicaps après une naissance prématurée, de douleurs après une chirurgie de scoliose chez l’ado… Ils seront accompagnés au cœur « d’un ensemble plus cohérent de 3 300 m² au lieu des 2 850 m² éclatés actuellement », résume le directeur.
109 lits d’hospitalisation pour adultes
Par le jeu des chaises musicales des espaces anciens et nouveaux, l’Arche va pouvoir faire aboutir son projet de créer davantage de chambres seules pour adultes, se réjouit Xavier Pinel. « Le Covid est simplement venu accélérer les choses. »
Au 2e étage de la future bâtisse, donc, le PRH va ouvrir quinze lits adultes (95 % des patients), qui viendront s’ajouter aux 94 existants. L’hospitalisation à temps complet se répartira ensuite en quatre services de trente lits, avec seulement deux chambres à deux lits pour chacun d’eux.
Un accueil plus rapide
« Cette extension favorisera aussi une réponse plus rapide aux demandes des établissements de courts séjours, centre hospitalier du Mans, les CHU de Tours et d’Angers, qui ont besoin de nous envoyer des malades. » Il peut s’agir de polytraumatisés de la route, de patients souffrants de maladies neuro-évolutives (AVC, sclérose en plaques… ), d’obésité…
15 millions d’euros dont trois financés par les excès de vitesse
Le financement de l’agrandissement du centre de l’Arche est ficelé. Le PRH autofinancera 12 des 15 millions d’euros. Les trois millions restants seront subventionnés par le fonds gouvernemental issu des amendes pour excès de vitesse.
« Lorsque l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, était venu visiter l’établissement en mars 2018, il avait promis que l’État ne gagnerait pas d’argent sur les verbalisations, que les sommes seraient reversées aux établissements prenant en charge les accidentés de la route. » Ce n’est pas tombé dans l’oreille de sourds. Le dossier a été monté illico presto et validé. L’ouverture du bâtiment, après quinze mois de travaux, est prévue dernier trimestre 2024.