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Sarthe. Ils veulent agir contre la pollution et le manque de civisme dans leur commune... |
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Le collectif du Roseau. © Le Maine Libre
Préoccupés par la pollution qui touche la commune et la rivière Sarthe, les membres du collectif du Roseau ont rencontré la municipalité en ce début août 2020, afin d’envisager des solutions.
Après avoir adressé une lettre ouverte au maire, à la fin du mois de juillet, quelques membres du collectif écologiste du Roseau, autour d’Arnold Ravenel, ont rencontré dernièrement le maire Jean-Louis Morice et deux adjointes, Chantal Galati et Véronique Ogé.
Constitué en vue « d’actions d’amélioration du cadre de vie dans l’agglomération, à la fin de 2019 », le collectif a procédé à des ramarchages, des collectes de déchets, ce qui a permis à ses membres de dresser « un tableau des dysfonctionnements en termes de gestion des sources de pollution dans la commune ».
La délégation du collectif avec la lettre et la rencontre en mairie « souhaitait attirer l’attention sur les problèmes rencontrés dans l’espace commun et ouvrir le dialogue sur le problème de la pollution des déchets plastiques retrouvés en grande quantité ».
La Sarthe ne doit pas devenir une poubelle
Dans son courrier le collectif interpelle les élus sur ce point précis « car c’est bien vers la rivière que sont acheminés les indésirables de la nature, déchets plastiques et mégots en grande partie et participent à la destruction des cours d’eau ».
Du grillage pour retenir les déchets
Les propositions du collectif : l’installation de grillages, pièges à déchets autour des dépôts volontaires, de filtres, de plus de poubelles à papiers et à mégots à des endroits sensibles provoquant d’importantes quantités d’emballages et bien sûr la sensibilisation à la pollution et une démarche pédagogique pour une prise conscience de tous.
Jean-Louis Morice a trouvé cette démarche « positive et nous allons travailler avec eux sur plusieurs points ».
Pour les déchets qui du pont tombent directement dans la rivière, « je vais prendre contact avec le Conseil départemental pour l’informer de l’importance d’installer un système de blocage des déchets sur le pont. Actuellement tout ce qui tombe sur le pont arrive directement dans la rivière par un trou au milieu de la chaussée ».
Le manque de civisme, le nœud du problème
Sur le manque de civisme global, le maire ne se fait trop d’illusion « pour le stationnement et les dépôts sauvages nous avons été obligés de faire de la répression et d’envoyer des amendes ». Aussi veut-il envoyer, pour ce qui concerne la pollution, le collectif vers des acteurs du terrain « association des commerçants, mobilisation des écoles, prendre contact avec la médiathèque et vous pouvez aussi prendre contact avec Anthony Mussard, le nouveau vice-président de la communauté de communes LBN ».