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Sarthe. Il veut transformer des étangs en petit paradis de la pêche... |
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Christophe Bouin avec Gaïa au bord du futur carpodrome, près du premier kota finlandais installé à demeure. © Le Maine Libre
À Chahaignes, dans le sud-Sarthe, Christophe Bouin veut « faire des étangs d’Asnière un lieu de pêche qui se partage ». Des carpes énormes – entre autres poissons – s’y trouvent. En cet automne 2022, il lance un financement participatif sur internet.
Quand ça ne va pas, je viens là . L’eau m’apaise, ici c’est mon refuge…
À 48 ans, Christophe Bouin trouve au bord de « ses » étangs de Chahaignes le calme et l’énergie de la nature qu’il a toujours aimés. Agriculteur-éleveur pendant 20 ans, puis gestionnaire du gîte d’Asnière avec sa femme Amanda, il assure en parallèle l’entretien des jardins et des espaces verts qu’on veut bien lui confier.
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Les étangs sont connectés à la voie verte
Mais je pense à l’avenir et je rêve depuis longtemps de faire de ces étangs un lieu de pêche qui se partage »,
dit-il. Deux beaux plans d’eau qui se cachent à peine le long de la petite route d’Asnière, aujourd’hui connectés à la voie verte.
Le « petit » fait un hectare, le grand quatre fois plus. En surface : un troupeau d’oies qui fait sa vie depuis quelques années. Sous l’eau : des centaines de poissons dont des carpes énormes qui devraient faire le bonheur des passionnés, capables de passer des journées sur la rive.
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Il a vu des pêcheurs passer trois jours sur place
J’en ai vu qui passaient trois jours sans bouger, juste avec leur tente et leurs provisions, c’est pour ça que le projet prévoit des plages de 72 heures. L’idée, c’est de proposer une pêche dans un beau site avec des arbres, la possibilité de camper, de se rencontrer entre pêcheurs en profitant du calme. C’est très grand, il y a de la place pour tout le monde, j’organiserai aussi des concours…
Pour financer son projet en quatre étapes, Christophe Bouin a ouvert un financement participatif. Les 4400 premiers euros seront pour l’empoissonnement de complément ; puis il lui faudra créer un site Internet, des toilettes sèches, amener l’eau et l’électricité (un peu plus de 5 000 €), installer un deuxième kota finlandais équipé d’un gril, enfin prévoir tondeuse, voiturette électrique avec benne et leur abri pour l’entretien des rives.